Blogue de Alain Crevier

Le novice et moi

Lundi 16 avril 2012 à 9 h 32 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Le novice, Thich Nhât Hanh, Le jour

Avez-vous entendu parler du dernier livre de Thich Nhât Hanh, Le novice? Un succès, dit-on.

 Un roman…

Le roman de Thich Nhât Hanh raconte l’histoire de Kinh Tam qui mène une vie enrichissante au monastère Dharma Cloud. L’aspect extraordinaire c’est que Kinh Tam est une femme qui cache son identité pour vivre la vie de moine dont elle rêvait. Mais le fond de l’affaire c’est que Kinh Tam est victime de plusieurs injustices. Par la compassion et le travail propre au bouddhisme, jamais elle ne cherchera vengeance ou même à confronter ceux qui lui ont fait du tort. Plutôt, elle offre amour et compassion. 

Le roman de Thich Nhât Hanh est fascinant en ce sens qu’il nous montre bien, je crois, ce sur quoi misent les bouddhistes. La compassion. S’oublier au profit de l’autre. Même (et surtout?) au profit de ceux qui ne nous veulent pas du bien!

Davantage bouddhiste?

On entend souvent des gens dire qu’ils se sentent davantage bouddhistes que catholiques, malgré leurs origines. Ça se dit bien, mais…

J’ai eu le plaisir de rencontrer quelques bouddhistes dans ma vie. Tibétains, Français, Américains, Népalais et évidemment des Québécois. Des rencontres vraiment enrichissantes. La dernière fois, c’était au Népal. Mais j’ai eu beau me concentrer, faire appel à la compassion, travailler la méditation… je suis quand même arrivé à la conclusion que je ne serai jamais bouddhiste. Probablement.

Moi, à la place du novice, dans le roman de Thich Nhât Hanh, j’aurais trouvé un avocat et potentiellement entrepris un recours juridique. Je n’aurais pas été en mesure de dire à ceux qui voulaient bousiller ma vie combien je les comprends et combien je les aime.

Je ne serai probablement jamais bouddhiste, mais j’apprécie ce qu’ils m’enseignent. Ils enrichissent mes réflexions. Et qu’en sais-je? Peut-être sont-ils en train de me transformer au fil de mes lectures et de mes rencontres. Me transformer lentement. Très lentement.

Mais enfin… je crois que le roman de Thich Nhât Hanh est une magnifique fenêtre ouverte sur un univers qu’on croit comprendre. En tournant les pages, on constate à quel point il faut être patient pour entreprendre la route qui mène à la sagesse bouddhiste. Du moins, pour certains d’entre nous.

 Tiré du site officiel de Thich Nhât Hanh :

Thich Nhât Hanh est né le 11 octobre 1926 à Thua Thien (Vietnam central). Moine bouddhiste vietnamien militant pour la paix. Écrivain, poète, inlassable défenseur de la paix, il figure parmi les personnalités les plus engagées du bouddhisme dans le monde occidental après le dalaï-lama.