Je vous ai déjà parlé de Christine Pedotti et d’Anne Soupa. Deux femmes qui ont été choquées par les propos de l’archevêque de Paris, le cardinal André Vingt-Trois, qui a dit sur les ondes d’une radio parisienne : « Le tout ce n’est pas d’avoir une jupe, encore faut-il avoir quelque chose dans la tête. »
Anne Soupa et Christine Pedotti ont déposé une plainte contre le cardinal, lancé le Comité de la jupe, fondé la Conférence des baptisés, donné bien des conférences et des entrevues! Notamment… à Second Regard. Entrevue que nous diffusons dimanche, à 13 h 30.
Il y a chez ces deux femmes une bonne dose de sérénité et de patience. D’ailleurs, elles le disent sans agressivité : elles ne quitteront pas leur Église, mais elles ne se tairont pas. Et le plus surprenant dans leur manière de voir les choses tient en quelques mots : ne rien demander, mais tout espérer!
Ne rien demander? Pourquoi? Si on voulait être sarcastique, on dirait qu’il y en a dans l’Église qui doivent se dire : « comme c’est parfait! Elles ne demandent rien! Tout est bien dans le meilleur des mondes, non? »
Je leur ai demandé pourquoi elles ne demandent rien. Réponse courte : parce que, disent-elles, on ne quémande pas la justice. Mais elles espèrent tout!
Enfin, si elles veulent des changements dans cette institution (et ils sont nombreux à les attendre, ces changements qui tardent), est-ce réaliste comme approche, ne rien demander, mais de tout espérer?
Anne Soupa et Christine Pedotti sont à Second Regard, dimanche, à 13 h 30.
