« J’aimerais trouver les mots pour dire à quel point m’afflige la désespérance contemporaine. » C’est sur cette phrase que commence le plus récent essai de Jean-Claude Guillebaud.
Guillebaud n’aime pas le pessimisme ambiant. Pour lui, la désespérance contemporaine est un gaz toxique que nous respirons tous les jours, sans réfléchir.
J’ai dévoré son livre Une autre vie est possible. Son plaidoyer est vibrant et les idées sont fortes. Mais c’est vrai que par moment, on se demande si en voulant réenchanter le monde, on ne frôle pas l’angélisme.
Et je me dis que le malaise, il est précisément là. Pouvez-vous me dire pourquoi j’aurais une seconde d’hésitation à accepter qu’on me parle de retrouver l’espérance? Pourquoi accepte-t-on si aisément le cynisme? Pourquoi semble-t-on avoir si peur de l’espérance? Surtout dans nos médias?
J’ai rencontré Jean-Claude Guillebaud récemment. Une rencontre sympathique et inspirante. L’entrevue sera diffusée à Second Regard le dimanche 14 avril à 13 h 30.











