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Le « food fight » de Michelle Obama

Vendredi 30 mai 2014 à 17 h 17 | | Pour me joindre

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Ce n’est pas la première dame des États-Unis qui a lancé la première pelure de banane, mais elle a rapidement répliqué avec un pot de yogourt. C’est une métaphore, bien sûr, mais le sujet s’y prête bien. Après tout, il est rare que Michelle Obama se mêle publiquement des affaires du Congrès. Cette semaine, elle a accusé les élus de faire passer la politique avant le bien-être des jeunes Américains.

Michelle Obama tentait d’empêcher certains républicains d’affaiblir une loi qui impose des normes nutritives pour la nourriture servie dans les cafétérias des écoles. Il s’agit du Healthy, Hunger-Free Kids Act, adopté en 2010. C’est une loi qui est chère à la première dame. Depuis l’élection de son mari, elle a consacré beaucoup d’énergie à promouvoir une alimentation plus saine, à éloigner les Américains de la malbouffe et des produits surgelés.

La loi dicte la qualité de la nourriture qui doit être servie dans les écoles grâce à des subventions du gouvernement américain. Depuis 2012, on ne sert plus de poulet frit par exemple. Il faut des pâtes et du pain aux grains entiers, un fruit ou un légume à chaque repas. Cet automne, il va falloir réduire la quantité de sodium dans les plats. Selon les chiffres officiels, la nouvelle recette fonctionne bien dans 9 écoles sur 10.

Mais ça ne marche pas à certains endroits. Les légumes sont jetés aux poubelles, les contenants de compote empilés en pyramides. D’où l’idée de permettre aux écoles de ne pas respecter les normes de santé.

« Avec les prix élevés des fruits et des légumes, on ne peut pas se permettre de nourrir les poubelles. Chaque cent dépensé en grains entiers ou en légume doit aller dans la bouche d’un enfant affamé », a déclaré le responsable d’une cafétéria du Nouveau-Mexique.

Il y a bien sûr de la politique en arrière de tout cela. Certains républicains voient ces normes comme un exemple de mauvaise influence du gouvernement dans la vie des citoyens.

Derrière ce « food fight » (bataille de bouffe), il y a aussi beaucoup d’argent. L’association qui a réclamé l’exemption à la loi est notamment financée par les grandes entreprises liées à l’alimentation comme Domino’s Pizza et Sara Lee Foodservice. À Washington, l’industrie alimentaire au complet dépense des millions pour faire valoir ses points de vue.

Michelle Obama a bien sûr beaucoup d’appuis dans cette lutte. Notamment ceux qui craignent que les États-Unis ne perdent du terrain dans la lutte à l’obésité. La première dame a perdu cette manche (l’exemption progresse à la Chambre), mais elle ne semble pas vouloir cesser le « food fight ».

La santé d’Hugo Chavez

Lundi 7 janvier 2013 à 16 h 32 | | Pour me joindre

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jmleprince

Hugo Chavez ne va pas bien.

Opéré pour la quatrième fois d’un cancer le 11 décembre dernier après une seconde récidive, il souffre d’insuffisance respiratoire après une « grave infection pulmonaire » contractée après la chirurgie.

Le président sortant Hugo Chavez est réélu à la tête du Venezuela.
Le président sortant Hugo Chavez est réélu à la tête du Venezuela.

Le président du Venezuela est hospitalisé au CIMEQ, hôpital de l’ouest de La Havane, dans le quartier de Siboney, non loin de la résidence de Fidel Castro.

Le Centre d’investigations médico-chirurgicales se décrit comme une « institution de grand prestige national et international […] qui possède les techniques de soutien diagnostiques et thérapeutiques les plus avancées ».

Les autorités cubaines sont absolument silencieuses au sujet de l’état de santé d’Hugo Chavez. Celles du Venezuela se sont limitées à déclarer que l’état du président était « stable dans son cadre délicat » depuis presque quatre semaines.

Réélu aisément le 7 octobre 2012 pour un quatrième mandat, il devait prêter serment le 10 janvier. Il ne le pourra pas.

L’article 231 de la Constitution de 1999 stipule que : « Si pour un motif quelconque le président de la République ne peut prendre possession (du pouvoir) devant l’Assemblée nationale, il le fera devant la Cour suprême. » Aucun délai n’est précisé.

Le président de l’Assemblée nationale Diosdado Cabello a convoqué une grande manifestation d’appui à Hugo Chavez pour le 10 janvier.  L’Orchestre national des jeunes du Venezuela donnera un concert au grand théâtre Teresa Carreño.

La vie politique suit donc son cours : le vice-président Nicolas Maduro, nommé par Hugo Chavez à son départ pour La Havane, assume l’intérim. Le président a obtenu de l’Assemblée nationale son « congé » de gouvernement jusqu’à sa guérison.

Après quatorze ans de pouvoir, Hugo Chavez a profondément marqué son pays, l’Amérique latine, et il a essayé d’exercer son influence sur l’échiquier mondial. En jeu avec la santé d’Hugo Chavez, une politique étrangère plutôt originale….le reportage au Téléjournal :