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Les enterrements sanitaires font partie des mesures déployées pour contrer la contagion de l’Ebola en Guinée.

Au début, les dépouilles des victimes étaient nettoyées et enterrées loin des familles, pour éviter que des gens en deuil touchent au corps hautement contagieux du défunt.

Cela a poussé certaines familles à cacher leur mort pour l’enterrer dignement, selon leurs pratiques religieuses.

La Croix-Rouge guinéenne a donc modifié ses façons de faire. Elle permet maintenant à un membre de la famille d’assister à toutes les étapes de la préparation du corps. Toute la famille peut prier le corps, à une saine distance, et assister de loin à son enterrement.

 « Il y a eu des rumeurs disant que les volontaires de la Croix-Rouge, après le décès, découpaient les membres de leur parent. Donc, ils ont décidé d’associer la famille pour que tout se passe devant eux. » –  Abdoul Aziz Sylla, un volontaire de la Croix-Rouge guinéenne qui s’occupe de ces enterrements depuis mars.

« Je suis un être humain, me dit Addoul Aziz Sylla. Si je vois des personnes en détresse, j’ai pitié d’eux et je dois agir. C’est ça qui m’a motivé à m’engager dans ça, pour sauver l’humanité. »

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La dépouille d’un diamentaire guinéen, mort de l’Ebola mardi à Conakry, est désinfectée une dernière fois à l’entrée d’un cimetière par des travailleurs de la Croix-Rouge guinéenne. Photo : Radio-Canada/Sophie Langlois

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Photo : Radio-Canada/Sophie Langlois

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Photo : Radio-Canada/Sophie Langlois

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Photo : Radio-Canada/Sophie Langlois

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Les membres de la famille regardent de loin. Ils ne s’approchent qu’à la fin, quand les rameaux recouvrent le sac mortuaire.

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Le plus jeune des fils du défunt a insisté pour pelleter un peu de terre sur son père. Photo : Radio-Canada/Sophie Langlois

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Photo : Radio-Canada/Sophie Langlois

Voici d’autres images prises à Conakry, en Guinée, sur l’épidémie d’Ebola.

L’AGONIE D’UN HOMME AU MARCHÉ DE MADINA

Des travailleurs de la Croix-Rouge récupèrent le corps d’un homme possiblement mort de l’Ebola. Il agonisait depuis trois jours sous l’étal du marché de Madina, le plus grand du pays. Aboul Aziz va chercher les corps des victimes de l’Ebola et les enterre depuis le tout début de l’épidémie, en mars dernier. « Je le fais parce que je suis un être humain. Quand l’humanité souffre, il faut l’aider », dit-il, trempé de sueur après avoir enterré un diamantaire mort dans la nuit. La température à l’intérieur des combinaisons protectrices qu’il porte peut atteindre 50 degrés Celsius. Ces travailleurs guinéens de Médecins sans frontières et de la Croix-Rouge sont mes nouveaux héros.

 

Le corps est transporté dans une camionnette jusqu’au centre de traitement de l’Ebola de Médecins sans frontières, à Conakry, pour vérifier s’il est contaminé.

 

Des centaines de personnes ont assisté à l’événement. Beaucoup d’entre elles se sont indignées du fait qu’il a fallu trois jours pour que les autorités viennent au secours du malade.

 

 

VISITE AU CENTRE DE TRAITEMENT DE L’EBOLA DE MSF

Le centre de traitement de Médecins sans frontières à Conakry soigne la majorité des malades de l’Ebola de la capitale. Quand nous y étions, 51 patients en isolement y étaient traités.

La plupart des travailleurs du centre sont guinéens. Lorsqu’on les a interviewés, ils étaient méconnaissables sous leurs masques. En effet, plusieurs travaillent là sans que leur famille le sache, de peur d’être rejetés.

 

Mohamed Lamine Kaba, médecin guinéen spécialiste des maladies infectieuses, basé à Dakar, est venu en août passer ses vacances au centre de Conakry. Il est toujours là et ne compte pas repartir avant décembre.

 

« On travaille pour sauver la nation », explique le menuisier Joseph Beavogui.


Des infirmières, des médecins, des menuisiers et des logisticiens se préparent à aller dans la zone d’isolement où sont soignés les malades de l’Ebola.

 

 

Premières impressions de Guinée

lundi 13 octobre 2014 à 12 h 20 | | Pour me joindre

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SRCLanglois

Notre envoyée spéciale en Guinée est arrivée dimanche soir dans la capitale, Conakry. Voici ses premières images.

« Petit marché sur la route le Prince à Conakry. La proximité corporelle n’a pas changé. Les enfants sont partout, car les écoles sont fermées pour cause d’Ebola pour une période indéterminée. »

« Petit marché sur la route le Prince à Conakry. La proximité corporelle n'a pas changé. Les enfants sont partout, car les écoles sont fermées pour cause d'Ebola, pour une période indéterminée. »

« Petit marché sur la route le Prince à Conakry. La proximité corporelle n'a pas changé. Les enfants sont partout, car les écoles sont fermées pour cause d'Ebola, pour une période indéterminée. »

« Petit marché sur la route le Prince à Conakry. La proximité corporelle n'a pas changé. Les enfants sont partout, car les écoles sont fermées pour cause d'Ebola, pour une période indéterminée. »

« Petit marché sur la route le Prince à Conakry. La proximité corporelle n'a pas changé. Les enfants sont partout, car les écoles sont fermées pour cause d'Ebola, pour une période indéterminée. »

« Le caméraman de Radio-Canada Frédéric Tremblay doit se laver les mains et faire prendre sa température avant d’entrer à l’hôtel, comme tous les clients et visiteurs. À Conakry, c’est comme ça dans plusieurs hôtels, banques, entreprises privées, dans certains ministères et services publics. »

Le caméraman de Radio-Canada Frédéric Tremblay doit se laver les mains et faire prendre sa température avant d'entrer à l'hôtel, comme tous les clients et visiteurs. À Conakry, c'est comme ça dans plusieurs hôtels, banques, entreprises privées, dans certains ministères et services publics.

« On voit des bacs d’eau chlorée un peu partout en ville. Se laver les mains régulièrement est devenu une habitude. Mais les gens, se croyant protégés par le chlore, continuent d’échanger des poignées de main. »

On voit des bacs d’eau chlorée un peu partout en ville. Se laver les mains régulièrement est devenu une habitude.  Mais les gens, se croyant protégés par le chlore, continuent d'échanger des poignées de main.

Une pancarte pour sensibiliser les gens à la prévention de l'Ebola en Guinée.

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