Billets classés sous « Chavez »

Nicolas Maduro

  • Le dauphin, 50 ans, ancien chauffeur d’autobus, syndicaliste. Après le coup d’État manqué d’Hugo Chavez en 1992, il a milité pour sa libération.
  • Député, président de l’Assemblée, ministre des Affaires étrangères depuis 2006, il a développé des talents de diplomate. Toujours calme, affable, apparemment modéré, on reconnaît ses talents de négociateur. Il passe pour être l’homme de Cuba, où il a reçu une formation de syndicaliste.

Nicolas Maduro, vice-président du Venezuela, a été désigné par Hugo Chavez comme son successeur s’il n’était plus en mesure d’exercer le pouvoir alors qu’il a annoncé le 8 décembre le retour de son cancer.
Nicolas Maduro, vice-président du Venezuela

  • Le 7 décembre 2012, avant son départ pour Cuba, Hugo Chavez le nomme vice-président.

« Si quelque chose devait arriver, m’empêchant de gouverner de quelque manière que ce soit, Nicolas Maduro, dans ce cadre, doit conduire les affaires comme le prévoit la Constitution. »

  • Il évoque même la possibilité d’une élection due à son absence. Dans un scénario « qui obligerait à convoquer une élection présidentielle, vous devez élire Nicolas Maduro comme président ».
  • Et il ajoute : « Regardez jusqu’où il va, Nicolas, le chauffeur d’autobus du métro, comme ils se sont moqués de lui, la bourgeoisie… »

Diosdado Cabello

  • Quarante-neuf ans, une formation d’ingénieur au sein des Forces armées du Venezuela. Il a participé au coup d’État manqué de 1992 pour lequel il a fait deux ans de prison.
  • Il a occupé nombre de postes importants au sein du gouvernement. Gouverneur de Miranda, il a été défait en 2008 par le candidat de l’opposition aux présidentielles de 2012, Henrique Capriles. En tant que président de l’Assemblée nationale, c’est lui qui assurerait l’intérim avant une élection, s’il y avait vacance à la présidence.

Au Venezuela, le vice-président Nicolas Maduro (g) et le président de l'Assemblée nationale Diosdado Cabello (d)
Le vice-président, Nicolas Maduro, et le président de l’Assemblée nationale, Diosdado Cabello

  • Habile en affaires, décrit comme un membre puissant de la « bolibourgeoisie » (de la République bolivarienne du Venezuela, nom officiel du pays sous Hugo Chavez), très influent dans la fonction publique, il est détesté par l’opposition et redouté dans certains milieux chavistes.

UNE AFFAIRE DE FAMILLE

Cilia Flores

  • Épouse de Nicolas Maduro. Elle était avocate de la défense d’Hugo Chavez, emprisonné en 1992 pour sa tentative de coup d’État. Fidèle de la première heure.
  • Actuellement procureure générale, elle a été la première femme présidente de l’Assemblée nationale en 2006.

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, et la présidente de l'Assemblée nationale, Cilia Flores, à Caracas en janvier 2009
Hugo Chavez, et la présidente de l’Assemblée nationale, Cilia Flores, à Caracas en janvier 2009

Rosa Virginia Chavez

  • Trente-deux ans, fille aînée du président et de sa deuxième épouse Nancy. Elle fait figure de première dame et accompagne son père dans toutes ses activités. Elle est l’épouse de Jorge Arreaza, 39 ans, ministre des Sciences et de la Technologie. Sa sœur cadette, Maria Gabriela , se trouve également à Cuba aux côtés de son père. Ce sont elles qui prendront les décisions importantes en ce qui a trait à sa santé.
  • De cette santé dépend l’avenir du Venezuela, superpuissance du pétrole. L’or noir a donné au Venezuela d’Hugo Chavez de l’influence à l’étranger et lui a permis de transformer radicalement le pays vers un « socialisme du 21e siècle ».

Le président du Venezuela, Hugo Chavez, et sa fille, Rosa Virginia, au balcon du palais présidentiel à Caracas en avril 2012
Hugo Chavez, et sa fille Rosa Virginia au balcon du palais présidentiel à Caracas en avril 2012

Conversation à l’émission Désautels sur l’état de santé du président Hugo Chavez et présentation d’un reportage sur l’importance du pétrole au Vénézuela (à 8 minutes du début):

Reportage diffusé sur RDI :
 

Entrevue sur la situation politique au Venezuela à l’émission Pas de midi sans info :

 

La santé d’Hugo Chavez

Lundi 7 janvier 2013 à 16 h 32 | | Pour me joindre

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jmleprince

Hugo Chavez ne va pas bien.

Opéré pour la quatrième fois d’un cancer le 11 décembre dernier après une seconde récidive, il souffre d’insuffisance respiratoire après une « grave infection pulmonaire » contractée après la chirurgie.

Le président sortant Hugo Chavez est réélu à la tête du Venezuela.
Le président sortant Hugo Chavez est réélu à la tête du Venezuela.

Le président du Venezuela est hospitalisé au CIMEQ, hôpital de l’ouest de La Havane, dans le quartier de Siboney, non loin de la résidence de Fidel Castro.

Le Centre d’investigations médico-chirurgicales se décrit comme une « institution de grand prestige national et international […] qui possède les techniques de soutien diagnostiques et thérapeutiques les plus avancées ».

Les autorités cubaines sont absolument silencieuses au sujet de l’état de santé d’Hugo Chavez. Celles du Venezuela se sont limitées à déclarer que l’état du président était « stable dans son cadre délicat » depuis presque quatre semaines.

Réélu aisément le 7 octobre 2012 pour un quatrième mandat, il devait prêter serment le 10 janvier. Il ne le pourra pas.

L’article 231 de la Constitution de 1999 stipule que : « Si pour un motif quelconque le président de la République ne peut prendre possession (du pouvoir) devant l’Assemblée nationale, il le fera devant la Cour suprême. » Aucun délai n’est précisé.

Le président de l’Assemblée nationale Diosdado Cabello a convoqué une grande manifestation d’appui à Hugo Chavez pour le 10 janvier.  L’Orchestre national des jeunes du Venezuela donnera un concert au grand théâtre Teresa Carreño.

La vie politique suit donc son cours : le vice-président Nicolas Maduro, nommé par Hugo Chavez à son départ pour La Havane, assume l’intérim. Le président a obtenu de l’Assemblée nationale son « congé » de gouvernement jusqu’à sa guérison.

Après quatorze ans de pouvoir, Hugo Chavez a profondément marqué son pays, l’Amérique latine, et il a essayé d’exercer son influence sur l’échiquier mondial. En jeu avec la santé d’Hugo Chavez, une politique étrangère plutôt originale….le reportage au Téléjournal :

Les Vénézuéliens ont intérêt à aimer voter. Ils devront recommencer bientôt. Heureusement, le système est bien rodé, on l’a vu à l’élection présidentielle du 7 octobre.

Une Vénézuélienne qui vote

Élection de 24 gouverneurs le 16 décembre 2012

En fait, il s’agit d’élire 23 gouverneurs et le maire du Grand Caracas, pour un mandat de quatre ans.

En 2008, ces élections ont servi de test pour une opposition complètement discréditée qui commençait à se réorganiser à la suite du coup d’État manqué de 2002 et de son boycottage incompréhensible des élections législatives de 2005.

En 2008, le PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela) fait élire 15 gouverneurs et l’opposition, 9. Mais du côté de l’opposition, ce sont des poids lourds : à la marie du Grand Caracas, Antonio Ledesma et les gouverneurs d’États urbains et peuplés : Carabobo (Valencia), Lara (Barquisimeto), Miranda (Petare, banlieue de Caracas), Tachira (frontière colombienne), Zulia (Maracaibo).

Les gouverneurs du PSUV sont des amis d’Hugo Chavez, plusieurs sont d’anciens militaires.

Le 16 décembre ces candidats chavistes se présenteront sous les couleurs du GPP « Gran Polo Patriotico » et ceux de l’opposition sous celles de la MUD « Mesa de la Unidad Patriotica ».

Comme le président, les gouverneurs sortants ont le droit de se représenter.

Affiches d'Hugo Chavez

Élection des maires le 13 avril 2013

Dans son projet de réforme de la Constitution rejeté en 2007, Hugo Chavez voulait créer, en parallèle aux mairies, des conseils communaux (article 16, une nouvelle géométrie du pouvoir). Qu’importe, à partir de lois votées par l’Assemblée nationale, il veut créer 21 004 conseils communaux entre 2013 et 2016, plus 2699 autres chaque année, entre 2017 et 2019, pour couvrir l’ensemble de la population.

C’est la « démocratie participative », composante du projet de « socialisme du XXIe siècle », qu’Hugo Chavez, au cours de son nouveau mandat de 2013 à 2019, veut rendre irréversible.

« Cela [les Conseils communaux] ne va en rien affaiblir » les gouvernements régionaux, a dit Hugo Chavez (Últimas Noticias 11/9/2012). Précisément, ce que craignent les candidats de l’opposition aux municipales : ces conseillers seront-ils élus, nommés, etc.?

Dans le projet constitutionnel de 2007, des postes de vice-présidents régionaux, nommés par le président de la République, auraient été créés en parallèle à ceux des gouverneurs. Ils ne l’ont pas été.

Concrètement, depuis 2008, plusieurs gouverneurs d’opposition se plaignent d’érosion de leurs pouvoirs et de leurs transferts budgétaires fédéraux, de « nationalisation » d’infrastructures portuaires ou hospitalières, etc. qui leur apportaient des revenus autonomes.

Ce sont les plaintes du maire du Grand Caracas, Antonio Ledesma, totalement ignoré par le président qui a nommé Jacqueline Farias chef du gouvernement du district capital, une nouvelle institution.

Les plaintes aussi de Cesar Perez Vivas, gouverneur de Tachira, de Henry Falcon (transfuge du PSUV) dans Lara. Ils seront parmi les vedettes de l’opposition en décembre (entrevues à Radio-Canada, 2010).

Faute de clarté, les maires et les gouverneurs d’opposition redoutent une lente substitution des institutions qu’ils occupent par de nouvelles, dans le cadre du projet de « socialisme du XXIe siècle » d’Hugo Chavez.

N’a-t-il pas dit : « J’ai déjà mes candidats, comme Diosdado Cabello (proche et successeur possible d’Hugo Chavez) et Elias Jaua (vice-président ) pour avoir des gouverneurs avec qui je pourrai travailler? » (Últimas Noticias 11/9/2012) Prochaines nominations?

Même après la victoire éclatante d’Hugo Chavez aux élections présidentielles, la lutte entre droite et gauche au Venezuela continue de plus belle.

Affiche d'Hugo Chavez

Vive les élections!

 

 

Le Venezuela aux urnes

Samedi 6 octobre 2012 à 18 h 03 | | Pour me joindre

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jmleprince

Élections au VenezuelaUn scrutin impeccable

Treize scrutins en quatorze ans, le système est bien rodé. C’est le meilleur du monde, a dit Hugo Chavez à de nombreuses reprises.

Le Centre Carter confirme. Dans un rapport préélectoral, il écrit : « Le système de scrutin vénézuélien est un des plus automatisés du monde, à chaque étape, de l’inscription du candidat à l’identification biométrique des électeurs aux tables de scrutin, en passant par l’émission des votes sur les machines à écran tactile, la transmission électronique des résultats et la tabulation centralisée des résultats. »

Le système de scrutin vénézuélien
Bref, la fraude est impossible. Les partis sont d’accord : 97 % des électeurs du Venezuela sont inscrits sur les listes électorales.

Il conclut : « Les deux campagnes ont rendu publiques leurs craintes de ce que la partie adverse ne veuille accepter les résultats. » Cela se produit à chaque élection.

Dans ce cas, le compte électronique est le résultat officiel, le Conseil national électoral publie les résultats de chaque urne et les compare. Si un parti politique n’est toujours pas satisfait, il peut faire appel à la Cour électorale de la Cour suprême de justice.

Le rapport du Centre Carter »

Le Centre Carter a été fondé en 1982 par l’ancien président des États-Unis Jimmy Carter. Il jouit d’un grand respect en Amérique latine et au Venezuela.

Une campagne moins reluisante

Au Venezuela, il n’y a pas de financement public des partis. Ces derniers doivent faire état de leurs contributions et de leurs dépenses au CNE, mais il n’y a aucune limite, et les données ne sont pas rendues publiques.

Le rapport du Centre Carter dit : « L’usage des ressources de l’État pour la campagne d’un président sortant est illégal au Venezuela. Le CNE a demandé à la campagne Chavez d’ôter des affiches d’édifices publics, mais des ONG ont rapporté un vaste usage de ressources gouvernementales pour appuyer la campagne Chavez, des véhicules pour le transport des volontaires et des partisans. »

Ministère du Pétrole et de l’Énergie (PDVSA) / Photo : Jean-Michel Leprince

Ministère du Pétrole et de l’Énergie (PDVSA) / Photo : Jean-Michel Leprince

« Les dépenses gouvernementales en programmes sociaux et services sont légales cependant… Le gouvernement a profité du prix élevé du pétrole et de l’emprunt public pour accélérer grandement les dépenses publiques, avec une augmentation particulièrement visible dans la construction de logements pour les pauvres. »

Logements sociaux recouverts d’affiches électorales / Photo : Jean-Michel Leprince

 

Logements sociaux au Venezuela / Photo : Jean-Michel Leprince

Dans les médias

Une « cadena »

Autrefois, les médias étaient presque totalement privés. Aujourd’hui, l’État possède cinq chaînes de télévision et plusieurs stations de radio qui font la promotion du programme et de l’idéologie du gouvernement. Mais, souligne le rapport, les télés d’État attirent 5,4 % de l’auditoire contre 61 % pour les privées et 33% pour la télé payante.

Chaque candidat a droit à trois minutes de publicité de télévision et à quatre de radio par jour et par station. « Cependant, la loi permet au gouvernement de diffuser des publicités institutionnelles, qui ressemblent beaucoup à des publicités de campagne, jusqu’à 10 minutes par jour et par station », dit le rapport.

« De plus, le président peut ordonner la diffusion obligatoire de ses discours (cadenas), ce qui a résulté en 40 heures et 57 minutes [d’antenne] pendant la campagne officielle du 1er juillet au 1er octobre. »

Finalement, le rapport Carter conclut qu’à l’exception de quelques médias qui ont fait d’importants efforts pour équilibrer leur couverture, « les médias vénézuéliens restent polarisés et tendent à rapporter sans contraste dans leur couverture, présentant un seul point de vue politique dans un seul article. Quelques médias ne rapportent qu’une vision négative du candidat auquel ils s’opposent et une vision positive du candidat qu’ils appuient ».

Journal Correo Orinoco / Photo : Jean-Michel Leprince

Cette polarisation se retrouve dans les médias internationaux, parallèles, de gauche, en particulier.

Il y a des inconditionnels fanatiques d’Hugo Chavez et du chavisme.

http://www.michelcollon.info/Chavez-5-mediamensonges-du-Soir-et.html

http://www.alterinfo.net/Venezuela-ce-que-ne-dit-pas-le-journal_a82137.html

Les liens précédents ont été fournis. Nos inconditionnels au Canada :

http://www.vigile.net/Attention-Arme-de-Manipulation

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/article-oscar-fortin-et-serge-charbonneau-s-expriment-sur-les-elections-presidentielles-au-venezuela-110897317.html

D’autres sons de cloche, à gauche également :

http://www.liberation.fr/monde/2012/10/03/caracas-la-mort-au-coin-de-la-rue_850662

http://america-latina.blog.lemonde.fr/2012/10/04/une-critique-de-gauche-du-venezuela-de-chavez/

http://fr.news.yahoo.com/antimod%C3%A8le-%C3%A0-gauche-141920120.html

Au Téléjournal : le thème de la santé de Hugo Chavez a été totalement absent de la campagne électorale. Pourtant, elle est dans l’esprit de tous les Vénézuéliens.

 

14 + 6 = 20 ans de Chavez?

Jeudi 4 octobre 2012 à 9 h 47 | | Pour me joindre

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jmleprince

Et pourquoi pas 32 ans? Car Hugo Chavez a dit récemment qu’il voudrait être au pouvoir jusqu’en 2031.

Deux questions : les Vénézuéliens le voudront-ils le 7 octobre? La santé de Chavez, atteint d’un cancer, lui permettra-t-elle de finir un autre mandat de six ans?

Un « règne » mouvementé

  • Octobre 1992 – Coup d’État manqué du lieutenant-colonel Hugo Chavez et de quelques autres officiers de l’armée. Il fera deux ans de prison.
  • 1998 – Hugo Chavez est élu président de la République (56 %).
  • 1999 – Nouvelle Constitution adoptée par référendum.
  • 2000 – Chavez réélu pour six ans.
  • 2002 – Tentative de coup d’État de la droite. Chavez démissionne. Quarante-huit heures plus tard, des militaires loyalistes le restaurent au pouvoir.
  • 2003 – Grève du secteur pétrolier qui paralyse le pays.
  • 2004 – Chavez gagne le « référendum révocatoire » exigé par l’opposition.
  • 2005 – L’opposition boycotte les élections à l’Assemblée nationale, qui devient « chaviste » à 100 %.
  • 2006 – Chavez remporte l’élection présidentielle avec 61,3 % des voix.
  • 2007 – Chavez perd son référendum sur une nouvelle réforme constitutionnelle radicale.
  • 2009 – Chavez gagne son référendum pour pouvoir se faire réélire indéfiniment.
  • 2010 – L’opposition remporte la majorité des voix à l’élection législative, mais pas la majorité des sièges.
  • 2011 – Chavez est opéré d’un cancer à Cuba.
  • 2012 – Henrique Capriles Radonski, gouverneur de l’État de Miranda, est choisi candidat unique de l’opposition dans une primaire où 3 millions de personnes votent.

Hugo Chavez salue ses partisans au cours d’un rassemblement à Caracas le 17 septembre 2012.
Hugo Chavez salue ses partisans au cours d’un rassemblement à Caracas le 17 septembre 2012.

Le candidat de l’opposition, Henrique Capriles, salue ses partisans à Petare, le 16 septembre 2012.
Le candidat de l’opposition, Henrique Capriles, salue ses partisans à Petare, le 16 septembre 2012.

Hugo Chavez aime les scrutins

Depuis qu’il est au pouvoir, en 1999, il y a eu à peu près un scrutin par an. Élections présidentielles, législatives, référendaires… Chaque scrutin auquel j’ai assisté au Venezuela (4 ou 5) s’est déroulé de façon remarquablement pacifique, et les résultats n’ont jamais été remis en doute. Les campagnes électorales violent toutes les règles auxquelles nous sommes habitués et même les règles électorales du Venezuela (financement opaque, temps d’antenne déséquilibré, insultes, injures, campagnes de peur, etc.). Mais le scrutin lui-même, non. Cela permet à Hugo Chavez de dire que sa « démocratie » est exemplaire.

L’élection 2012 ne devrait pas faire exception.

Les élections au Venezuela