Tous les billets publiés par Akli Aït Abdallah

À propos de Akli Aït Abdallah

Akli Aït-Abdallah est reporter à la radio de Radio-Canada depuis une dizaine d'années au cours desquelles il a parcouru le monde pour rendre compte notamment de la chute de Saddam Hussein et de la guerre en Irak, de la révolution orange en Ukraine, du tremblement de terre de 1995 au Pakistan et, plus récemment, du tremblement de terre de janvier 2010 en Haïti. Habitué des missions difficiles.

Un poste frontière rebelle

Dimanche 9 décembre 2012 à 11 h 38 | | Pour me joindre

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Mon reportage à Dimanche magazine sur le poste de Bab al-Salam, à la frontière de la Turquie et de la Syrie, maintenant tenu et administré par un groupe de l’Armée syrienne libre :

Marie-Ève Bédard et moi témoignons de notre expérience en Syrie à Désautels :

Vivre en guerre

Dimanche 2 décembre 2012 à 10 h 36 | | Pour me joindre

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Mon reportage à Dimanche magazine, diffusé le 2 décembre :

Venir, repartir…

Vendredi 30 novembre 2012 à 9 h 46 | | Pour me joindre

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Un habitant d'Alep
Un habitant d’Alep

Retour demain à Montréal… Je lis qu’il y fait nettement moins chaud qu’à Killis, petite ville turque où nous sommes, à 5 km de la frontière syrienne. Moi et mon collègue Luc Chartrand avons même passé quelques instants sur une terrasse de café, en compagnie d’Ahmed, un réfugié qui a fui Alep il y a trois mois.

À Killis, des Syriens, il y en a beaucoup. Certains sont dans des camps, mais d’autres, ceux qui le peuvent, ont pris un appartement dans la ville. Si proches, mais si loin de chez eux… Aujourd’hui, impossible de joindre ceux qui sont restés là-bas, où plus rien ne fonctionne, ni Internet ni téléphone. Rien de rassurant.

Killis ne connaît pas les bruits de la guerre, mais elle en a la tristesse. Le soir, dans ce café où nous sommes allés, des familles entières viennent pour fumer une chicha, échanger des nouvelles, pendant que les enfants, privés d’école, sautent sur le trampoline installé sur la terrasse. De ceux qui sont partis, on dit généralement qu’ils sont « sains et saufs », pour reprendre la formule consacrée. Physiquement, peut-être. Pour le reste, sort-on vraiment indemne d’une tragédie comme celle-là?

Je disais que nous repartions pour Montréal demain matin. Ces derniers jours, nous avons raconté ce que nous avons vu à Alep.

Peut-être pas de quoi tomber à terre, a écrit Pierre Foglia, dans une de ses chroniques. Entièrement d’accord, ce n’est pas nous qui tombons. Mais pour ceux qui ont perdu la vie, leurs proches, leur maison, c’est le monde qui s’écroule. Et tant que leur monde s’écroulera, il faudra le dire, et le redire, jusqu’à ce qu’il cesse de s’écrouler.

En repartant, je penserai à tous ces gens qui nous ont livré leur histoire sans jamais nous dire qu’elle avait déjà été racontée, qu’il n’était pas nécessaire de venir. À ces enfants qui nous ont souri en tournant autour de la caméra de Sylvain et de Marie-Ève, sa réalisatrice. À ces hommes et ces femmes inquiets et en colère, qui veulent que la paix revienne, et avec elles, ceux qui ont fui les bombes et le chaos.

Quant à nous, nous ne faisions que passer et ramasser au passage des fragments de vies menacées de mort. Mais nous n’avons pas fait que notre métier. Modestement, nous sommes venus dire à tous ces gens, chaleureux et accueillants malgré le drame, que nous n’y étions pas indifférents. Et que notre vie ne valait pas mieux que la leur.

Le téléphone est coupé

Vendredi 30 novembre 2012 à 8 h 20 | | Pour me joindre

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Les communications (cellulaires, lignes terrestres et Internet) sont coupées dans tout le pays :

La colère des gens d’Alep

Jeudi 29 novembre 2012 à 18 h 13 | | Pour me joindre

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Dans tout Alep en guerre, ce qu’il manque, c’est l’argent. « Il n’y a plus de travail et les prix n’arrêtent pas de s’envoler, disent des hommes avides de paroles. Ajoutez les bombes et les tireurs embusqués, voilà notre vie. Qu’Allah fasse triompher la justice! Le mazout est cher, le pain est cher, et puis il n’y a plus d’électricité. »

La vie en temps de guerre

Mercredi 28 novembre 2012 à 17 h 54 | | Pour me joindre

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Témoignage d’un citoyen d’Alep qui vit dans un quartier contrôlé par les rebelles : « La vie est plus dure qu’avant. Avant c’était la simplicité, le travail. Maintenant on ne peut pas marcher facilement, surtout après 7 h, 6 h du soir. Avant on pouvait marcher à minuit, à 2 h du matin, aller dans les souks. Maintenant c’est le contraire. Il y a toujours des bombardements. On a perdu plusieurs enfants, plusieurs familles. »

J’en parle à Désautels :

Bombarder un hôpital

Mercredi 28 novembre 2012 à 17 h 24 | | Pour me joindre

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Même les hôpitaux sont la cible des bombes. L’hôpital Dar al-Chifa a été bombardé plusieurs fois avant notre arrivée à Alep. Il a été de nouveau attaqué par l’armée de Bachar Al-Assad pendant qu’on y était. Une quarantaine de personnes ont péri, des dizaines d’autres ont été blessées :

La force de frappe des rebelles

Mercredi 28 novembre 2012 à 8 h 15 | | Pour me joindre

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Deux attentats à la voiture piégée ont fait une cinquantaine de morts dans un quartier de Damas habité par des druzes et des chrétiens loyaux au régime. Pendant ce temps, l’armée syrienne intensifie ses attaques aériennes, mais les rebelles ripostent avec des missiles sol-air. Un deuxième appareil des forces armées syriennes a été abattu. Les rebelles sont-ils mieux armés qu’on le pensait?

Rencontre avec des rebelles à Alep. Voici le témoignage de l’un d’eux : « Certains nous accusent d’être responsables de toute cette destruction. Je comprends leur colère. Je leur dis que je ne me bats pas seulement pour moi ou pour ma famille. Si je suis prêt à mourir, c’est pour que tous les Syriens soient libres »