Billets publiés en décembre 2012

Tout a commencé à la chute du régime Moubarak. Un groupe de jeunes artistes décide de raconter la révolution sur les murs de la ville.

Puis ce sont les visages des martyrs, des amis qui ont donné leur vie pour la révolution, qui ont orné la place Tahrir. Des visages joyeux, colorés, plein d’idéaux.

C’est ainsi qu’est né ce collectif des artistes de la rue. Aujourd’hui, le groupe réunit 150 jeunes artistes qui pratiquent leur art révolutionnaire. « C’est ensemble, dit Ahmed Biro, le chef du groupe, que nous décidons quel thème nous allons aborder et sur quel mur de la ville il sera dessiné. » Une vingtaine d’artistes peuvent travailler pendant trois jours pour réaliser un grand graffiti.

« Nous plaçons toujours le citoyen ordinaire au centre de notre travail, c’est notre premier public, raconte Ahmed. Nous ne voulons pas attiser la violence ou la division. Au contraire. Quand la rue a perdu confiance dans l’armée, on a fait des graffitis montrant l’armée et le peuple main dans la main. »

« Ces dernières semaines, nous avons fait des dessins pour montrer que nous sommes tous égaux, musulmans, chrétiens, laïques. On s’est opposés au message distillé par les islamistes, comme quoi ceux qui votent contre la Constitution sont des traîtres à l’islam. » — Ahmed Biro

« Nous abordons aussi les thèmes sociaux comme le harcèlement sexuel et la dévalorisation des femmes », poursuit la graffiteuse Christine Safawat.

« Au lendemain de la révolution, racontent Ahmed et Christine, notre art a explosé en toute liberté. Depuis l’arrivée au pouvoir des Frères musulmans, les choses ont beaucoup changé. Nos graffitis sont régulièrement effacés, noircis ou souillés. »

Ces artistes de la rue sont conscients que leur art est peut-être éphémère, mais ils croient que leur message va rester. L’important pour eux, c’est de ne jamais perdre de vue les revendications de la révolution : liberté, égalité, justice sociale.

P.-S. Ces graffitis continuent de vivre grâce au patient travail de Chaban Sayed qui, durant les deux dernières années, a parcouru les rues du Caire pour les croquer sur le vif. Une exposition sera consacrée à ses photos au Centre culturel égyptien de Paris en janvier prochain.

Pauvreté en France

Mardi 11 décembre 2012 à 16 h 26 | | Pour me joindre

Pour me joindre

En France, le premier ministre Jean-Marc Ayrault a dévoilé les grandes orientations de son gouvernement pour lutter contre la pauvreté. L’accent est mis sur l’emploi des jeunes et l’accès au logement. Ce plan, qui sera échelonné sur plusieurs années, a été présenté aux participants à la Conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale, qui vient de prendre fin à Paris. Cette conférence était très attendue par les associations d’aide et des groupes de travail qui avaient soumis des recommandations au gouvernement, dans sept domaines comme l’emploi, l’aide à l’enfance, le surendettement et le logement.

Au moment où :

  • Au moins 8 millions et demi de Français doivent vivre avec moins de 964 euros (environ 1200 $CA) par mois, sous le seuil officiel de la pauvreté au pays.
  • Selon un sondage récent, la moitié des Français se sentent pauvres, ou ont peur de le devenir en ces temps de crise et de précarité.
  • La pauvreté touche près du quart des 16-25 ans. Un enfant sur cinq. Et de plus en plus de retraités, de familles monoparentales et de jeunes adultes comme Julie, rencontrée chez elle à Paris (voir photo).

Julie, une jeune Parisienne qui a de la difficulté à joindre les deux bouts
Julie, une jeune Parisienne qui a de la difficulté à joindre les deux bouts.

Julie a 27 ans. Elle a fait des études supérieures en théâtre, et elle fait partie des millions de travailleurs pauvres en France. Ces travailleurs sont à temps partiel, occupent des emplois temporaires ou encore obtiennent des contrats de courte durée, pratique très répandue en France. Les employeurs offrent souvent ce type de contrat aux jeunes.

Je vous propose des extraits du témoignage de Julie :

Sur la difficulté de se trouver un emploi quand on est jeune en France :

Sur la façon dont elle se débrouille, tandis qu’elle peut à peine arriver avec ses deux petits boulots, l’un de caissière, l’autre de vendeuse. Elle s’est vue obligée de se remettre en colocation, compte tenu des loyers très chers à Paris :

Sur le fait qu’elle ne peut pas toujours compter sur l’aide familiale. C’est le cas de bien des jeunes issus de foyers modestes :

Sur la façon dont elle conçoit l’avenir :

Mon reportage diffusé le 10 décembre :

Mon reportage diffusé le 11 décembre :

Un poste frontière rebelle

Dimanche 9 décembre 2012 à 11 h 38 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Mon reportage à Dimanche magazine sur le poste de Bab al-Salam, à la frontière de la Turquie et de la Syrie, maintenant tenu et administré par un groupe de l’Armée syrienne libre :

Les rebelles de plus en plus ambitieux

Mardi 4 décembre 2012 à 22 h 00 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Twitter:

chartrlu

Les rebelles ont pris l’initiative de cette guerre, et ils sont de plus en plus ambitieux. J’en parle avec Céline Galipeau :

 

Marie-Ève Bédard et moi témoignons de notre expérience en Syrie à Désautels :

Vivre en guerre

Dimanche 2 décembre 2012 à 10 h 36 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Mon reportage à Dimanche magazine, diffusé le 2 décembre :