Billets publiés le 27 novembre 2012

L’Armée syrienne libre, unie pour la cause

mardi 27 novembre 2012 à 22 h 12 | | Pour me joindre

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Les rebelles contrôlent plusieurs régions du nord et de l’ouest de la Syrie, alors que l’armée, fidèle au régime de Bachar Al-Assad, se concentre dans les grandes villes, notamment Alep, dans le nord, qui est le théâtre d’intenses combats.
Notre envoyé spécial Luc Chartrand y a rencontré plusieurs rebelles, regroupés sous la bannière de l’Armée syrienne libre, mais qui sont loin de partager une vision commune de l’avenir du pays.

Syrie : le point de vue américain

mardi 27 novembre 2012 à 21 h 30 | | Pour me joindre

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Washington hésite à l’idée d’armer la rébellion syrienne et redoute que les armes ne se retrouvent aux mains de groupes extrémistes :

 

Si les médias occidentaux relaient l’image d’un régime syrien qui pilonne sans relâche des combattants de la liberté, la vision russe du conflit syrien est tout autre. En Russie, les rebelles sont dépeints comme des terroristes fanatiques religieux qui veulent renverser Bachar Al-Assad. Le reportage de Jean-François Bélanger :

 

 

Rencontre avec des rebelles à Alep. Voici le témoignage de l’un d’eux : « Certains nous accusent d’être responsables de toute cette destruction. Je comprends leur colère. Je leur dis que je ne me bats pas seulement pour moi ou pour ma famille. Si je suis prêt à mourir, c’est pour que tous les Syriens soient libres »

La bataille d’Alep

mardi 27 novembre 2012 à 14 h 43 | | Pour me joindre

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Alep, une des plus vielles villes du monde, classée patrimoine mondial par l’UNESCO, est au coeur d’une bataille sans merci pour le contrôle du nord de la Syrie :

 

 

Couvrir la guerre avec les plus faibles

mardi 27 novembre 2012 à 8 h 57 | | Pour me joindre

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L'équipe de Radio-Canada en Syrie
Couvrir une guerre peut devenir une expérience très différente, selon que l’on se trouve du côté de l’armée la plus forte ou avec la plus faible. Les rebelles syriens appartiennent sans l’ombre d’un doute à la seconde catégorie.

Certains d’entre nous avaient déjà été « embeddés » dans les armées canadienne ou américaine, en Afghanistan ou en Irak. Même si de telles couvertures sont dangereuses, les journalistes y bénéficient au moins de la protection que confère la supériorité militaire des soldats qu’ils accompagnent. Ceux-ci ont les meilleures armes, de bons moyens de communication et un accès à des secours médicaux d’urgence ou d’évacuation.

Rien de tel quand on se trouve du côté d’une milice rebelle telle que celles qui se battent en Syrie.

Pendant toute la semaine que nous avons passée sur ce front, il nous a fallu d’abord passer au silence radio. Nous avons dû retirer les cartes à puces de nos cellulaires, car les méthodes de détection modernes permettent de les localiser et de les suivre. Pas de protection non plus sur la route où nous avons dû nous déplacer dans un vieux minibus déglingué.

Les rebelles que nous allons rencontrer s’abritent souvent dans des écoles. Les forces de l’armée gouvernementale connaissent leurs emplacements et celles-ci sont souvent bombardées. S’ils choisissent ces bâtiments, c’est parce qu’ils sont construits en béton et peuvent — on l’espère — résister aux bombes.

Nous voyageons aussi avec un ange gardien. Il s’appelle John Heron. C’est notre conseiller en sécurité. John a servi pendant 16 ans dans les forces spéciales britanniques, les SAS, et travaille depuis 10 ans dans le secteur privé comme conseiller en sécurité en zone dangereuse. C’est un homme calme. Il surveille constamment et évalue les risques. Il nous fait ses recommandations. C’est ensuite à l’équipe de décider si le jeu en vaut la chandelle et s’il faut avancer.

John est aussi formé en secours d’urgence. Il transporte avec lui une panoplie d’équipements fascinants : poudres coagulantes ultrarapides pour stopper une hémorragie, appareils d’injection nasale pour la morphine, pic pour creuser le tibia en cas de nécessité d’y injecter dans la moelle un médicament salvateur… Nous n’avons bien sûr rien utilisé de tout ça. Inch Allah!

Les rêves brisés d’un peuple

mardi 27 novembre 2012 à 3 h 24 | | Pour me joindre

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Les rebelles sont convaincus que s’ils réussissent à prendre Alep, la capitale économique de la Syrie, ils parviendront à faire tomber le régime du président Bachar Al-Assad. Nous sommes allés passer quelques jours dans cette ville, qui est un théâtre féroce de guerre urbaine.

On entend les tirs toutes les minutes et les bombes tombent sans discernement sur les quartiers tenus par les rebelles. Alep est donc dans un état lamentable et les habitants manquent de tout. Paradoxalement, les gens d’Alep n’avaient pas beaucoup participé à la contestation du régime lorsqu’elle a commencé il y a 20 mois. Or, aujourd’hui, ils paient le prix fort de cette guerre.

Voici les rêves brisés d’un peuple coincé entre les rebelles et l’armée :