Blogue de Luc Chartrand

Radio-Canada en Syrie dite « libre »

Dimanche 25 novembre 2012 à 12 h 14 | | Pour me joindre

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L'équipe de Radio-Canada avec la katiba (unité) de Abou Ayoub el Ansari
L’équipe de Radio-Canada (de gauche à droite, au premier rang : Akli Aït Abdallah, Sylvain Castonguay, Marie-Ève Bédard et Luc Chartrand) avec la katiba (brigade) de Abou Ayoub el Ansari

Le caméraman Sylvain Castonguay avec les journalistes Akli Aït Abdallah et Luc Chartrand dans la vieille ville d'AlepLe caméraman Sylvain Castonguay avec les journalistes Akli Aït Abdallah et Luc Chartrand dans la vieille ville d’Alep

L’intensité de la guerre s’entend partout dans Alep. À chaque déplacement, pendant chaque conversation, on entend les tirs des tireurs embusqués (quand ce n’est pas le ricochet des balles), les coups de canon des tanks, les éclats de mortiers et les explosions des bombes lâchées par les avions du régime syrien.

Notre équipe s’est retrouvée plongée au cœur de la bataille d’Alep. C’est la deuxième ville de Syrie, son cœur industriel. Les rebelles tentent de prendre la ville. Ils disent en avoir « libéré » environ 60 %. Mais cette bataille dure depuis quatre mois et aucune issue n’est en vue.

 

Nous y avons vécu une semaine d’émotions fortes. Nous avons assisté à des drames humains quotidiennement. Toute la semaine à Radio-Canada, vous pourrez suivre nos reportages.

Tous les membres de notre équipe s’entendent pour dire qu’il s’agit d’une des pires situations à laquelle ils ont été confrontés. Et tous ensemble, nous en avons vécu quelques-unes…

Radio-Canada a dépêché en Syrie une équipe de quatre vétérans.

Akli Aït Abdallah, un grand reporter de notre radio. Une voix et une plume d’une grande sensibilité qui n’a pas été érodée par des années de couverture des conflits.

Marie-Ève Bédard, sans doute la plus chevronnée des réalisateurs de terrain en zone difficile. Une femme hyperefficace, d’un sang-froid inébranlable, qui ne bronche pas sous les explosions.

Sylvain Castonguay, un des plus grands cameramans de guerre. Les soldats reconnaissent immédiatement son courage et l’adoptent comme un des leurs sur la ligne de front tant son assurance est communicative.

Et votre serviteur, Luc Chartrand, une sorte d’aventurier tranquille qui regarde, écoute et raconte en essayant toujours de penser à ceux qui vont recevoir le message – vous – et à leur livrer l’exactitude des faits. C’est la moindre des choses.

Nous avons vécu cette semaine du côté des rebelles qui veulent renverser le régime de Bachar Al-Assad. C’est donc la guerre de leur point de vue que vous verrez et entendrez sur toutes nos plateformes (radio, télévision ou Internet). Nous avons bien sûr cherché à recueillir les voix dissidentes face à la rébellion. Celles de gens, très nombreux, qui trouvent que c’était mieux avant et qui craignent une Syrie de demain dirigée par les opposants d’aujourd’hui qui ne sont pas tous des enfants de chœur…

À bientôt,

Luc Chartrand