
Un organisme de Laval fait de la prévention du VIH et autres infections sexuellement transmissibles. Grâce au Projet Vénus, Natasha Potvin se rend dans les bars à danseuses, tisse des liens avec ces femmes dans leur loge et leur distribue de l’information.
Myriam Fimbry l’a accompagnée dans deux bars toute une soirée. Incursion dans de petits locaux où le maquillage, qui doit être parfait, se prépare longuement.
Le Projet Vénus est une initiative du milieu communautaire lancée par l’organisme sans but lucratif SIDA-Vie Laval. Depuis le milieu des années 90, SIDA-Vie Laval mène de front une multitude d’actions: prévention auprès des jeunes dans les écoles et dans les parcs, dans les saunas, échanges de seringues avec les utilisateurs de drogues injectables…
Les bars à danseuses prolifèrent à Laval : il y en a 9 pour 400 000 habitants, une des plus fortes proportions au Québec. Natasha Potvin les connaît bien. L’ancienne danseuse a quitté ce métier il y a plusieurs années. Aujourd’hui, elle fait de la prévention des infections transmissibles sexuellement et par le sang.
Son intervention ne s’arrête pas là. Elle prête une oreille attentive, se pose en confidente, essaye de gagner la confiance des danseuses pour qu’elles sortent de leur carapace et n’hésitent pas à lui demander de l’aide si besoin est.
Cette intervention se fait sans jugement. Natasha Potvin veut briser l’image fausse que nous avons des danseuses. Le métier est plus varié. Elle souhaite que les danseuses soient moins stigmatisées.

