Blogue de Marcia Pilote

Que le temps passe vite!

Mardi 8 novembre 2011 à 10 h 22 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Déjà le mois de novembre, la première chose qu’on va savoir, c’est qu’on va se quitter pour le congé des Fêtes. Quand on anime une émission quotidienne, on ne voit pas le temps passer, en tout cas, c’est comme ça pour moi.

Le lundi, nous enregistrons l’émission du mardi et discutons de l’émission du vendredi. Alors, nous ressentons déjà que la fin de semaine, qui vient de se terminer, recommence sous peu! La notion du temps quand on travaille dans le milieu de la télévision est bien relative. Autant une minute en télévision peut être très longue, autant une semaine peut passer comme un éclair!

Des graines de tournesol comme bonbons d’Halloween
Le lundi 31 octobre, c’était l’Halloween. En fin d’émission, nous en avons profité pour parler des Halloweens de notre enfance. J’ai raconté que je n’aimais pas que ma mère, qui était très « grano », offre des sacs de graines de tournesol aux enfants. Ça me faisait honte! Plusieurs personnes m’ont demandé si ma mère allait apprécier mon commentaire. Je veux vous rassurer, je ne dis jamais quelque chose en ondes concernant ma famille si je pense que ça pourrait la froisser. De plus, cette journée-là, ma mère se trouvait sur le plateau de tournage. Je lui en avais parlé avant…

Où est Carmen Campagne?
Mardi, nous avons eu des nouvelles de Carmen Campagne par l’entremise de mon collègue de Winnipeg, Denis Chamberland. J’ai beaucoup aimé cette femme qui a été notre colocataire pendant des années. Musicalement parlant, je veux dire! Mes filles l’aimaient tellement que sa musique nous suivait partout.

 

La femme de Dieu
Le lendemain, nous recevions Manon Roussel, une femme qui a choisi de se marier avec Dieu. Elle est ce qu’on appelle une vierge consacrée. Elle s’est mariée à l’église. Elle avait une robe blanche, et ses parents l’ont menée à l’autel… Elle nous a parlé de sa façon unique de vivre sa foi.

Une étude sur la perception de l’homosexualité
Mercredi, je recevais une sociologue, Janik Bastien Charlebois, venue nous faire part des conclusions d’une étude qu’elle a menée auprès de jeunes garçons concernant leur perception de l’homosexualité masculine. Vous savez, quand on dit que telle chose a l’air « fif », ou que l’on persécute tel garçon parce qu’il a supposément des manières? Est-ce qu’on naît homophobe ou est-ce qu’on le devient? Pourquoi se suicide-t-on encore en 2011 quand on est homosexuel?

Une entrevue avec un expert est toujours difficile à mener. Préparer l’entrevue me prend deux heures. Je prends le temps de lire le livre, de lire le rapport de recherche et j’en parle en réunion. Mais vous, assis dans votre salon, vous n’avez que quelques minutes pour faire le tour d’un sujet aussi vaste…
Je souhaite tellement vous intéresser à ce sujet, surtout lorsqu’on sait que 10 % de la population est homosexuelle. Il faut donc considérer qu’on a tous un neveu, une nièce, un voisin, une voisine, une amie, un oncle, ou un petit-fils homosexuel.

Il n’est donc pas normal que des comportements homophobes soient tolérés. Mme Bastien-Charlebois nous recommandait de regarder de près nos propres comportements et nos paroles conditionnées.

L’itinérance par temps froid
Avec le temps froid qui arrive, personne ne peut rester indifférent à l’itinérance. J’ai reçu Léonie Couture, fondatrice et directrice générale de La rue des femmes, un organisme qui s’occupe des femmes en état d’itinérance. Comme le dit si bien Mme Couture, l’itinérance, c’est plus que ne pas avoir de toit au-dessus de la tête.

Une table ronde avec des enfants-rois
La semaine s’est terminée vendredi avec la présentation d’une table ronde chère à mes yeux, (elles le sont toutes). Je voulais réunir 3 adolescents de 14 ans (produits de la génération des enfants-rois), à qui j’allais demander s’ils se trouvaient gâtés. Je me souviens que l’an dernier, quand j’ai lancé le sujet, une collègue m’a dit : « Voyons donc, aucun enfant ne va venir te dire qu’il trouve qu’il est un enfant-roi… ». Je savais que je pouvais réussir à trouver des ados qui avaient une réflexion sur le sujet.

J’ai pu réunir des ados avec qui j’avais un lien de confiance très solide. C’était le cas avec Anne, une amie de ma fille Madeleine, et avec Carlito, un ami de la famille (c’est le neveu de mon beau-frère). Si vous avez des adolescents dans votre entourage, regardez cette table ronde qui fait réfléchir!

Et si, comme moi, vous aimez le thé, vous apprendrez tout plein de choses dans la chronique de Sylvain Houde.

Je vous souhaite une bonne semaine, et n’hésitez pas à m’écrire.

Marcia