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Les coulisses de l’émission

jeudi 26 avril 2012 à 15 h 13 | | Pour me joindre

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 Ça fait plusieurs semaines que je n’ai pas écrit. Je n’ai pas de bonne raison sinon celle d’une fin de saison où, comme à chaque fin de saison, je suis fort occupée. Occupée à préparer les dernières émissions et à penser à celles de l’automne. Il faut aussi faire un bilan de la saison qui vient de se terminer et relever ce qui a bien et moins bien fonctionné.

 Nous n’avons plus notre rendez-vous quotidien, mais toute l’équipe travaille chaque jour à préparer des reportages et des entrevues pour la saison qui vient. Nous avons commencé le tournage de tables rondes sur des sujets variés que nous vous présenterons à l’automne. J’ai vraiment hâte de partager ça avec vous!

 Pour ma part, cet été, je vais tourner quelques petits segments, des « tête-à-tête » avec des enfants et des « Marcia rencontre », où vous me raconterez de beaux moments de votre vie, mais je passerai la majeure partie de l’été à savourer la vie, à en profiter et à faire le plein d’énergie. Je prendrai aussi le temps de repenser à tous ces beaux moments que j’ai eu la chance de vivre en animant cette émission.

 Lors de la dernière émission, présentée le 20 avril, nous vous avons montré l’envers du décor, pour que vous sachiez ce que ça prend pour que chaque jour l’émission soit prête à être diffusée (allez voir les photos sur notre page Facebook). On aurait pu faire une émission spéciale qui aurait duré trois heures tellement il y avait de choses à dire. Il y a plusieurs personnes dont j’aurais aimé vous parler plus longuement, faire des petites capsules pour vous présenter leur travail : Raymond Charette, Johanne Roy, David Thibodeau (mon complice de tous les jours), Jeanne Choquette (qui chaque semaine me demande quand est-ce que je lui envoie mon billet de blogue!), Martine Bolduc (notre réalisatrice-coordonnatrice), Hélène Prévost, Carole Bériault, toutes les personnes que vous n’avez pas vues assises en studio. Comme vous l’avez constaté, il en faut du monde pour produire une émission quotidienne d’une heure, mais vous n’êtes pas sans savoir que l’élément essentiel, c’est VOUS, car vous êtes notre motivation. Ce que vous voyez en ondes est le résultat de plusieurs heures de travail sans relâche tous les jours, travail fait par une équipe composée de personnes passionnées et passionnantes!

Équipe de C'est ça la vie
 

 À la dernière émission, vous m’avez vue pleurer. C’était une émotion très étrange. Je pleurais parce que j’étais très touchée de voir ma sœur assise à mes côtés. Je pleurais aussi parce que c’était la dernière émission de la saison et qu’on faisait un bilan : on venait de parler du fait qu’il y avait eu 168 entrevues, des dizaines de reportages, et je revoyais toutes ces belles personnes venues en studio pour parler de leur vie avec vous. Quand ma sœur m’a demandé à quel moment je me disais : « c’est ça la vie », je lui ai répondu « À chaque seconde ». Et ce l’est d’autant plus depuis que j’anime cette émission, donc depuis septembre 2010. Je me sens privilégiée de faire ce métier et surtout d’avoir le bonheur de recueillir les propos de dizaines de personnes qui me font le cadeau de partager un pan de leur intimité.

 Je tiens à vous dire merci d’être là, merci de vibrer avec nous tous les jours, merci pour vos bons mots, pour vos messages téléphoniques, pour vos courriels, pour vos commentaires.

Je vais m’ennuyer de vous, je vous dis bon été et à cet automne.

 Marcia

Des entrevues qui font réfléchir et réagir

mercredi 21 mars 2012 à 16 h 20 | | Pour me joindre

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 Cette semaine a été une semaine particulièrement riche en commentaires de votre part : j’ai reçu beaucoup de courriels et de messages sur ma boîte vocale. Vous avez aimé les entrevues présentées. Par exemple celle de Johanne Levac, qui a vaincu trois cancers et qui, avec son beau sourire et de l’émotion dans la voix, est venue nous dire que la vie continue et qu’elle apprécie chaque seconde de la sienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous savez, je dois souvent mettre mes émotions de côté quand j’anime. Celles-ci ressortent lorsque je regarde l’émission, le soir venu, seule chez moi (je regarde TOUTES les émissions TOUS les jours – et ce n’est pas une corvée, c’est ma récompense de la journée). Quand je la regarde, je dis souvent que je le fais « en madame », c’est-à-dire pas en tant que Marcia l’animatrice ou Marcia qui connaît les dessous de la télé, mais en tant que téléspectatrice. C’est là que je me laisse aller à vivre l’émotion que je retiens souvent pendant que je mène l’entrevue, parce que mon objectif premier quand j’anime est d’être la plus effacée possible. Je veux être au service de la personne invitée, être la courroie de transmission entre elle et vous. Toujours est-il que pendant que je regardais « en madame » l’entrevue avec Johanne Levac, j’ai pleuré, pleuré parce que touchée, parce qu’émue et reconnaissante de tant de générosité. Cette émotion se décrit difficilement, mais c’est probablement la même que celle que vous avez été nombreux et nombreuses à ressentir, à en juger par vos commentaires.

 Je veux aussi dire merci à Michèle Morgan qui, par la générosité de son témoignage, nous aide à comprendre que l’amour inconditionnel envers un être humain n’a rien à voir avec l’idée que l’on peut s’en faire au départ.

 

 Un autre merci à Denis Levasseur, qui nous a parlé d’une période de sa vie où le stress l’a rendu malade. Tous les hypocondriaques, à différents degrés, se reconnaitront dans ses propos.

 Êtes-vous heureux que le printemps soit là? La saison de C’est ça la vie se termine bientôt…

N’hésitez pas à me donner de vos nouvelles.

 À la semaine prochaine,

 Marcia

 

 

 

 

 

En vedette : les gens de la vie de tous les jours

mercredi 14 mars 2012 à 15 h 09 | | Pour me joindre

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Bonjour, je suis contente de vous retrouver encore une fois en coulisses pour partager ces moments d’émotions qu’il m’est malheureusement impossible de vous offrir en studio, puisqu’en plus du manque d’espace et de temps, je trouve que ce n’est pas le bon endroit pour le faire.

 Pendant l’émission, j’aime que l’accent soit mis sur les invités et non sur moi, ce que je vis, ce que je pense. Ce que j’en pense, oui, ça peut être intéressant une fois de temps en temps, mais l’émission appartient avant tout aux invités, aux personnes qui font l’objet des reportages, et c’est une des raisons je crois pour lesquelles vous aimez tant C’est ça la vie. À mon avis, nulle part ailleurs vous ne trouverez une émission où toute la place est accordée « aux gens de la vie de tous les jours » (je déteste l’expression « monde ordinaire »). N’avez-vous pas remarqué qu’on ne voit que des « vedettes » à la télévision? À C’est ça la vie, nos vedettes, c’est vous.

 Cette semaine, mon énorme coup de cœur a été sans hésitation Marguerite Lescop. Elle a 96 ans; elle aura 100 ans dans 3 ½ ans. Vous vous rendez compte? Quand je lui ai demandé ce que ça lui faisait de penser qu’elle franchirait bientôt le cap des 100 ans, elle m’a répondu qu’elle en était bien heureuse et qu’elle voulait revenir à l’émission pour nous en parler, mais que cette fois elle voulait que ce soit plus long! J’ai été émue pendant toute l’entrevue, une émotion difficile à décrire, c’était la première fois que je ressentais cela. À la fin, j’ai enlevé mes souliers pour la prendre dans mes bras et la serrer longuement (parce qu’elle est toute petite et sinon j’étais trop grande), et je me souviens que les larmes coulaient doucement sur mes joues, je savourais un moment de grâce que la vie m’offrait.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Des moments de grâce, il y en a eu plusieurs sur le plateau, sous plusieurs formes. Cette semaine, la rencontre avec Lorraine Doucet et son fils Marco m’a énormément touchée. Mme Doucet a été une personne importante au Québec pour les enfants trisomiques. Et je lui lève mon chapeau, au nom de toutes les personnes « différentes » qu’elle a pu aider. Comme elle le dit si bien, « les personnes différentes ne doivent pas être comme nous, mais parmi nous ». J’étais d’autant plus sensible au sujet parce que dans ma vie, j’ai un Alexandre que j’aime par-dessus tout, Alexandre est mon cousin. Il a 28 ans, et est trisomique et génial.

 L’entrevue avec Jacques Viens, un père de famille qui, à 44 ans, est sorti du placard, vous a beaucoup fait jaser. J’ai rencontré Jacques Viens l’été dernier lors du tournage d’une table ronde sur le sujet du changement, et j’ai eu envie de vous le faire découvrir.

 

 Je peux dire que l’enregistrement de l’émission pour la Journée internationale des femmes a été riche en émotions. Je savais depuis quelques semaines que j’allais rencontrer Aline Desjardins, mais le jour même de l’entrevue, j’étais très nerveuse, très excitée. Imaginez, une entrevue avec l’une des plus grandes journalistes! C’était de la haute voltige… Je suis allée la voir dans la salle de maquillage (c’était une première; habituellement, je rencontre les invités sur le plateau 15 minutes avant le début de l’émission) et je lui ai dit : « Madame Desjardins, bonjour, je n’ai pas l’habitude de faire ce genre de confession, mais je dois vous dire que je suis terrorisée à l’idée de vous interviewer… »

 Le fait de le lui avoir dit a fait baisser la vapeur un peu, mais c’était tout un défi pour moi quand même. Ça s’est très bien passé et je crois que vous avez aimé revoir cette grande dame de la télévision qui a fait beaucoup pour les femmes. Je me revois petite fille dans le salon à Boucherville quand elle était à la télévision. Ce n’est pas tant les émissions Femme d’aujourd’hui ou Aline Desjardins dont je me souviens, mais le bonheur de ma mère, femme de banlieue et féministe engagée. Je me souviens des yeux de ma mère, de son silence, de sa joie de vivre. Un moment sacré en plein milieu de l’après-midi, en plein milieu des piles de vêtements à repasser. Il me semblait qu’elle vivait un moment de bonheur juste pour elle…

 Bon, je vous laisse… jusqu’à la semaine prochaine. J’aime beaucoup quand vous m’écrivez à votre tour, quand vous me faites part de ce qu’une entrevue a suscité en vous.

 À la semaine prochaine,

Marcia

Dernière semaine de février

mardi 6 mars 2012 à 10 h 10 | | Pour me joindre

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Pour cette dernière semaine du mois de février, l’émission vous a été présentée vendredi à partir du Salon du livre de l’Outaouais. Oui, cela requiert beaucoup plus de travail et d’organisation – vous devriez voir tout l’attirail que nous transportons avec nous –, mais c’est tellement agréable de rencontrer les gens et d’avoir des commentaires sur place. J’adore ça, surtout dans un endroit comme un salon du livre – les gens qui y viennent sont des passionnés de lecture – en plus de parler de l’émission, nous pouvons parler de livres! Le bonheur!

 Une de mes entrevues coups de cœur cette semaine a été celle de Boucar Diouf. Vous le connaissez comme animateur, comme humoriste, mais vous l’avez rarement vu en entrevue. C’est un être fascinant et généreux. Il est resté tout au long de l’émission et il m’a fait éclater de rire à plusieurs reprises. Boucar est un être spontané et sensible. Si vous ne le connaissez pas encore, cette entrevue est une bonne façon d’entrer dans son univers.

Boucar et Marcia
Boucar et Marcia

 À la fin de l’émission, vous avez peut-être ri comme nous en entendant la petite Maëlys parler de sa vision d’avenir… quelle charmante enfant! J’ai regardé ce segment cinq fois et je suis toujours émue, car il n’y a pas plus pur qu’un enfant. Sans enfants, la planète ne serait pas ce qu’elle est. Je vous le dis, si vous êtes déprimé un jour, courez vite trouver un enfant et demandez-lui de vous parler de la vie! Rétablissement assuré dans les prochaines minutes.

 J’ai beaucoup apprécié aussi la visite d’Aline Lévesque, qui est une mentore en estime de soi. Je connais Aline Lévesque depuis des années et j’aime beaucoup cette femme qui a le sens de l’image, et qui sait mieux que quiconque vulgariser un sujet. Si vous regardez l’entrevue, je vous garantis que vous vous souviendrez de son perroquet.

 

 Petite information qui vous intéressera peut-être : dans son dernier livre, qui a pour titre Pour l’amour de vos enfants, ne dormez pas avec eux, donnez-leur des racines et des ailes!, à la page 214, je fais un témoignage très personnel concernant mon histoire. Si cela peut aider un seul parent, mon but sera atteint. Je crois beaucoup au partage, c’est ce que les invités de C’est ça la vie font jour après jour : ils viennent vous faire part, avec toute leur générosité, de leur parcours de vie dans le but de vous toucher et de vous inspirer. En tout cas, je peux vous dire que ça fonctionne pour moi à tout coup.

 Je vous remercie d’être là et à la semaine prochaine.

 Marcia

Le diamant intérieur

mercredi 15 février 2012 à 14 h 53 | | Pour me joindre

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Rebonjour, merci de me visiter dans les coulisses de l’émission C’est ça la vie.

J’avoue que j’ai l’impression de me répéter quand j’écris ce blogue, car je vous dis souvent que j’ai été touchée par telle ou telle entrevue, bouleversée ou attendrie par une autre. C’est toujours le même processus, me retrouver en cœur à cœur avec un autre être humain, avec comme objectif de le mettre en valeur, d’en soutirer le meilleur pour que vous puissiez en quelques minutes avoir accès à l’essence de cette personne.

Dans mon bureau, sur ma petite tablette, j’ai un gros diamant – un faux, bien entendu –, qui est le symbole de ce que je veux vous offrir à chaque entrevue : faire briller le diamant qui réside à l’intérieur de chaque personne que je reçois en studio. C’est en tout cas ce que je me souhaite et c’est l’objectif que je me donne rencontre après rencontre.

Marcia et son diamant

Comment réussit-on cela? La première condition est de ne pas avoir peur du silence. C’est bizarre à dire, mais il faut, pendant l’entrevue, accepter qu’il puisse y avoir quelques secondes de silence. Il faut aussi accepter que la personne en face de nous puisse verser une larme ou vivre une émotion qui va certes nous déstabiliser, mais qui nous conduira au cœur du diamant de cette personne.

Je compare souvent le fait de mener une entrevue avec celui de mener une danse. Pour que les gens qui regardent y trouvent leur compte, il faut se laisser guider par la musique, mais en même temps maîtriser tous les pas tout en souriant, avec souplesse et élégance, savoir ne pas marcher sur les pieds de l’autre, le faire valser au bon moment avec grâce et, surtout, suivre la musique. Le défi avec une entrevue, puisqu’il n’y a pas de musique, c’est de « faire sonner » les mots de l’invité comme une musique, et ça, c’est mon travail.

Cette semaine, vous avez découvert plusieurs diamants à l’émission. Si vous ne connaissez pas l’humoriste Dorice Simon, vous gagnerez à la connaître. Aussi j’ai été très impressionnée par le travail du prêtre Fernand Patry, qui est accompagnateur en soins spirituels dans les hôpitaux. Je lui ai dit à la blague que quand j’allais être en phase terminale, c’est lui que je voulais à mon chevet pour les derniers échanges spirituels.

De plus, si vous êtes attirés par « l’ailleurs », vous serez certainement fascinés par le parcours de Jacques Leclerc, 65 ans, qui pourrait voyager dans les hôtels cinq étoiles, mais qui préfère coucher chez l’habitant et visiter les bidonvilles.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine et prenez soin de votre diamant intérieur.

Marcia

Ma semaine à Québec

mardi 7 février 2012 à 15 h 00 | | Pour me joindre

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Marcia Pilote à Québec
Je commencerai cette entrée de blogue par trois lettres : WOW! En ce début de 2012, la vie m’a fait tout un cadeau : animer l’émission devant un public. Comme vous le savez peut-être déjà, trois des émissions de la semaine du 31 janvier étaient réalisées à Québec, et les gens de la région étaient conviés à venir assister à l’enregistrement. La réponse a été plus que positive et au-delà de nos espérances… Quel plaisir de vous rencontrer, quelle énergie de vous parler avant, pendant, et après l’enregistrement! Je vous l’ai déjà dit, si je pouvais partager chaque émission en « chair et en os » avec vous, je le ferais, ce serait mon souhait le plus cher, car non seulement c’est fantastique de vous voir, de sentir votre présence, de vous entendre rire et de connaître vos réactions à la seconde près, c’est aussi une belle récompense pour toute l’équipe, qui travaille pour vous chaque jour.

 Marcia Pilote devant son public

Le fait de vous entendre rire, de vous voir émus ou souriants nous indique qu’on est sur le bon chemin, que notre intuition était la bonne quand on a pensé inviter telle personne ou traiter tel sujet. Parce que cette émission, c’est votre émission, et lorsqu’on choisit les sujets (reportages, invités ou thèmes des chroniques), on a toujours un peu peur de se tromper. On se pose toujours la question : est-ce qu’ils vont aimer ça? C’est un peu comme quand on reçoit ses amis à souper, on veut qu’ils aiment la nourriture qu’on leur prépare, l’ambiance, le bon vin… Bref, on veut leur faire vivre une belle expérience, de l’entrée au dessert. C’est la même chose pour nous, à la seule différence qu’on reçoit à notre table des milliers de personnes qu’on ne voit pas et… on veut qu’elles reviennent le lendemain. 

 C’est assez étrange comme relation, je vous le dis! Étrange, mais tellement nourrissant, si on veut rester dans la métaphore du souper! Vous pouvez imaginer ce que ça représente pour moi de voir mes invités confortablement installés à ma « table », rire, manger et aimer ça! Je revenais le soir à ma chambre d’hôtel pour préparer l’émission du lendemain et je flottais, j’avais de la difficulté à m’endormir la nuit venue.

 Marcia Pilote à Québec
Une semaine plus tard, je flotte encore, et ce sera encore comme ça longtemps. Vous étiez là, virtuellement; maintenant, vous êtes encore plus proches, plus vrais, et pour cela je vous dis merci.

 Merci aussi à toute l’équipe de Québec sans qui cette expérience n’aurait pas été possible et, bien entendu, merci à la formidable équipe d’Ottawa qui vous reçoit tous les jours.

 Je termine en partageant avec vous un petit bout d’entretien que j’ai eu avec un monsieur après l’une des émissions. Il me dit :

– C’est vraiment intéressant. Dans le cadre de votre travail, vous rencontrez des gens importants… C’est impressionnant.

Il faisait allusion à l’entrevue que je venais de faire avec l’illusionniste Luc Langevin.

Je lui réponds :

– Je rencontre effectivement des gens vraiment intéressants. Mais savez-vous qui sont pour moi les gens les plus importants?

– Non.

Je lui pointe le public.

 Je vous remercie d’être aussi fidèles et je vous dis à la semaine prochaine.

Même si je ne vous vois pas physiquement, sachez que je vous « ressens » bien.

 Marcia

 

Des rencontres marquantes

mercredi 25 janvier 2012 à 15 h 41 | | Pour me joindre

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Contente de vous retrouver en coulisse! Toujours contente de vous retrouver aussi chaque jour de la semaine. Quand je prépare les entrevues, je pense à vous : je me demande ce que vous aimeriez savoir, quelle question vous poseriez si vous étiez à ma place. Je sais aussi parfois que vous n’êtes pas contents, que vous avez l’impression que je coupe la parole à mon invité. Mais je dois vous expliquer que l’on dispose de huit ou neuf minutes pour l’entrevue et que, contrairement à la plupart des émissions, il n’y a pas de montage à C’est ça la vie. Je dois donc amener mon invité à me suivre dans le plan d’entrevue que j’ai préparé. C’est arrivé entre autres à Alain Giguère que je l’interrompe durant l’entrevue, alors qu’il me racontait comment il en était venu à faire la paix avec son père alcoolique. Un récit fort intéressant qui aurait pu durer 30 minutes sans qu’il y ait de longueurs, mais je ne disposais que de 9 minutes. Je fais toujours attention à ce que les téléspectateurs n’aient pas conscience de cette contrainte de temps et, surtout, je ne souhaite pas que vous me trouviez impolie, mais je dois parfois absolument « ramener » mon invité pour conclure ou résumer. Telle est ma réalité…

 

Cette semaine, j’ai fait une rencontre qui a été très marquante pour moi, à titre personnel. C’est peut-être parce que j’ai une fille dans la vingtaine qu’Hélène Campbell m’a autant renversée – et elle a produit cet effet sur tous les membres de l’équipe. Cette jeune femme de 20 ans, en attente d’une greffe de poumon, est tellement positive! J’ai discuté longuement avec elle après l’émission et je lui ai demandé s’il lui était arrivé d’avoir des moments de découragement : elle m’a affirmé qu’elle n’en avait encore jamais eu. Vraiment exceptionnel! Depuis que je l’ai rencontrée, je ne bois plus mon jus d’orange de la même façon le matin (vous regarderez l’entrevue pour comprendre). Et puis, bonne nouvelle, elle a appris quelques jours après son passage à l’émission qu’elle partait pour Toronto s’installer là-bas avec sa mère. Prochaine étape : l’appel qui lui annoncera qu’on a trouvé des poumons compatibles!

Marcia et Hélène
Marcia et Hélène Campbell

Les femmes en pleine ménopause ou qui se préparent à la vivre seront intéressées par l’entrevue de Johanne Fournier, qui a écrit le livre L’art d’accueillir la ménopause avec le Dr Vautmieux Henrire pour dédramatiser cette période de la vie. Bouffées de plaisir en perspective.

Sur ce, je vous souhaite une bonne semaine et je vous remercie d’être au rendez-vous, de prendre le temps de regarder l’émission et d’être touchés par les entrevues, les reportages et les chroniques. Sachez que c’est pour vous que tous les jours notre belle équipe s’active à réaliser tous ces sujets.

On se retrouve la semaine prochaine.

D’ici là, profitez bien de la vie et surtout n’hésitez pas à m’écrire.

Marcia

La chaleur humaine dans notre studio

mercredi 18 janvier 2012 à 16 h 41 | | Pour me joindre

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C’est la deuxième semaine de l’année. Il a fait froid à l’extérieur, mais comme d’habitude, une magnifique chaleur humaine régnait dans notre studio. C’est comme ça à tous les enregistrements. Nous n’avons pas le temps de jaser pendant les pauses ou de poursuivre les conversations, car nous sommes pris par le temps. Nous devons tourner les segments en temps réel – une entrevue de huit minutes dure réellement huit minutes. Mais malgré le temps qui presse et les délais de production serrés, nous arrivons chaque fois, tous les membres de cette formidable équipe, à provoquer de petits miracles.

Cette semaine, j’ai beaucoup apprécié la visite d’Alain Samson. Cet auteur prolifique et conférencier spécialisé dans le milieu du travail est venu nous expliquer comment ça se passe dans la tête des patrons. Quiconque a déjà été ou est encore sur le marché du travail va apprécier cet entretien.

J’ai aussi eu le bonheur de recevoir l’athlète olympique Dean Bergeron, ex-joueur de hockey devenu paraplégique à la suite d’une bataille sur la glace. Je connaissais Dean pour avoir déjà travaillé avec lui. C’est toujours plus intimidant d’interviewer quelqu’un qu’on connaît et qu’on estime beaucoup. On veut être à la hauteur. J’étais émue et je ne voulais pas que l’émotion prenne le dessus. Je crois que j’ai réussi à garder le bon équilibre – vous saurez me le dire. Je savais qu’après l’entrevue, il resterait avec nous pour un segment à la fin de l’émission. Je lui ai demandé qu’on ne se parle pas durant les pauses, car je me serais mise à pleurer tellement je trouvais qu’il avait été touchant et généreux pendant notre entretien. Je ne suis pas la seule, à en juger par les beaux courriels et les commentaires reçus de votre part. Il vous a inspirés.

Cette semaine, nous avons accueilli deux nouveaux chroniqueurs au sein de notre équipe. Le premier, André Lejeune, nous présente une chronique intitulée « La vie change ». Cette semaine, il nous parlait de la galanterie. On a aussi parlé du toucher avec la sociologue Alexandra Schilte, l’autre nouvelle chroniqueuse. Celle-ci s’intéresse à nos comportements de la vie quotidienne dans sa chronique « La vie au quotidien ». J’aime beaucoup travailler avec des chroniqueurs. Ayant moi-même pendant 20 ans livré plusieurs chroniques pour plusieurs émissions à la radio et à la télé, je ne pourrais jamais vous dire à quel point il est important que la chimie opère entre l’animateur et le chroniqueur pour que vous ayez droit à un bon moment. Je vous parlerai si vous le désirez de comment on choisit les sujets des chroniques et comment on se prépare.

Sur ce, je vous laisse et je vous dis à la semaine prochaine!
Et merci de votre fidélité, c’est pour vous que chaque jour on travaille avec plaisir et passion.

Marcia

Premier blogue de l’année 2012

mercredi 11 janvier 2012 à 10 h 09 | | Pour me joindre

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Bonjour à vous.

Je tiens tout d’abord à vous souhaiter une magnifique année, remplie de créativité et de joie. Je vous remercie pour vos courriels et vos messages téléphoniques, vos voeux de bonne année et vos bons commentaires. Vous ne pouvez savoir à quel point ils sont importants pour moi. Même les commentaires « constructifs », ceux, disons, moins positifs, sont pris en considération et traités de la même façon que les autres.

 La semaine dernière, on vous a présenté une entrevue avec Suzanne Fitzback de la maison Mathieu Froment-Savoie, une maison de soins palliatifs. Une heure avant l’émission, je recevais un courriel de ma fille Adèle, 24 ans, qui nous donnait des nouvelles de sa grand-mère Aline (la mère de son père), qu’elle accompagnait dans ses derniers moments de vie depuis quelques jours dans une maison de soins palliatifs. Aline est décédée quelques jours plus tard. Si vous avez raté cette entrevue, je vous invite à la réécouter, car nous serons tous appelés, tôt ou tard, à fréquenter un tel endroit. C’est important, je crois, que nous sachions de quoi il retourne. Mme Fitzback était la personne idéale pour nous en parler.

 

 Nous avons aussi reçu, en début de semaine, Pierre Vigeant, qui aura sûrement donné le goût aux personnes vivant seules de mettre la table et de cuisiner de bons petits plats. Il est venu nous parler de son livre de recettes Cuisiner en solo, mais aussi de l’art de bien prendre soin de soi en prenant soin de ses papilles gustatives.

 André Lejeune est venu donner un coup de jeunesse dans notre studio. C’est incroyable l’effet que cet homme de 77 ans peut avoir sur tout le monde, peu importe notre âge! J’ai même reçu de sa part mon premier baise-main!

 

 

 

 

 

Puis, j’ai reçu de la part de notre chroniqueur Martin Larocque, comme à toutes les fois, une magnifique leçon de vie. Cette fois, elle concernait le rapport que j’entretiens avec mon corps, que j’appelle affectueusement « mon temple sacré ». Il m’arrive souvent d’écouter les chroniques de Martin jusqu’à trois fois, et j’y apprends toujours quelque chose de nouveau. Je souhaite que ses propos produisent le même effet sur vous.

 Je vous remercie d’être là.

 Je suis heureuse de commencer une autre belle année avec vous, et aussi de vivre l’enthousiasmante préparation de l’émission avec ma belle équipe, jour après jour.

 Marcia

 

Dernière semaine de l’année!

vendredi 16 décembre 2011 à 15 h 36 | | Pour me joindre

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Il a beaucoup été question des préparatifs des Fêtes lors de notre dernière semaine avant la relâche. Entre autres, nous avons parlé de traditions culinaires avec Jean-Marie Francoeur, notamment celles des tourtières, des pâtés et de la bûche; ça sentait bon dans le studio!

J’ai eu un coup de coeur immense pour Rose Larouche, alias Mme Toutous. Cette femme restaure des toutous usagés pour les offrir aux enfants défavorisés. Quand j’ai regardé ce reportage, je suis allée chercher des toutous au magasin, et l’équipe de C’est ça la vie les a offerts à Mme Toutous qui pourra leur ajouter sa touche personnelle avant de les donner aux enfants pour Noël. Je trouve qu’il y a des gens tellement généreux qui œuvrent, comme des petites abeilles, à faire du bien sur la planète. Et j’ai la chance de vous les présenter. Mme Toutous en est un bel exemple.

J’ai été très touchée par ma rencontre avec Samuel Bricault, un jeune homme de 21 ans qui, dès le primaire, a été victime d’intimidation et qui, à l’adolescence, a été intimidateur. Aujourd’hui, Samuel écrit des romans et donne des conférences auprès des jeunes. C’était la première fois que je voyais la scène suivante : des membres de l’équipe qui travaillent au deuxième étage et qui habituellement ne descendent jamais en studio sont venus rencontrer Samuel pour le féliciter et le remercier pour son témoignage. Au nom de tous les parents et des jeunes que tu conscientises, je te dis merci, Samuel. Pendant le temps des Fêtes, je vais écouter cette entrevue avec mes ados et je vais avoir avec eux une belle discussion par la suite.

Marcia et Samuel Bricault
Marcia et Samuel Bricault

Au moment où vous lirez ces lignes, je serai probablement en pause pour les Fêtes. Nous revenons en ondes le 2 janvier, et j’ai déjà hâte.

Je tiens à vous souhaiter du bonheur et du temps de qualité avec les gens que vous aimez, et sachez que vous êtes très importants dans ma vie.

J’ai déjà hâte à l’année prochaine, à nos rendez-vous de 2012 où l’on se dira encore « C’est ça la vie! »

Marcia