Blogue de Guy Daoust

Revenir, c’est possible

Vendredi 5 février 2016 à 16 h 01 | | Pour me joindre

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Les Penguins de Pittsburgh gagnent la Coupe Stanley en 2009.
Les Penguins de Pittsburgh gagnent la Coupe Stanley en 2009.

Il faut parfois regarder le passé pour en tirer des leçons. Or, l’histoire nous enseigne que la situation du Canadien de Montréal n’est pas désespérée, mathématiquement du moins.

On entend depuis deux semaines que le Tricolore devra gagner deux matchs sur trois d’ici la fin de la saison pour se glisser en séries. Ce calcul n’est pas mauvais, mais il y a eu des exceptions.

23 revenants

En 10 ans, 23 formations qui auraient été exclues des séries si elles avaient commencé après le match des étoiles (1) ont réussi à remonter la pente dans les dernières semaines de la saison pour s’y tailler une place. Vingt-trois, ce n’est pas rien!

Le Canadien a réussi l’exploit deux fois. En 2006, il avait conclu la saison avec une fiche de 20 victoires, 9 défaites et 3 revers en bris d’égalité, mais avait perdu dès le premier tour contre les Hurricanes de la Caroline.

En 2010, après la pause olympique, le CH avait aussi réussi à remonter la pente et, cette fois-là, était inspiré par le jeu de Jaroslav Halak. Il avait même atteint le troisième tour des séries. Le Tricolore n’avait pas connu une fin de campagne si impressionnante. Il avait offert un rendement de 14-8-5 (moyenne de ,611) à ses 27 derniers matchs. Il avait cependant profité de la double déconfiture des Rangers et des Panthers. Ça arrive aussi aux autres!

Statistiquement, cette place en finale d’association est une anomalie, parce que des 23 équipes qui ont remonté la pente,  11 ont été éliminées dès le premier tour et 7 autres dès le deuxième. Phénomène plus rare, quatre formations sont allées jusqu’en finale d’association (dont le Canadien de 2010). Et rareté des raretés, il y en a même une qui a remporté la Coupe Stanley!

Les Penguins

En 2009, les Penguins de Pittsburgh étaient 4es de la Division atlantique le 27 janvier et 10es au classement de l’Est. Mais ils ont fini la saison avec un rendement de 22 victoires, 7 revers et 5 défaites en bris d’égalité (moyenne de ,721) avant de remporter la finale en sept matchs contre les Red Wings de Détroit.

Coïncidence troublante : le déclic pour les Penguins avait été le congédiement de leur entraîneur. Et cet entraîneur était Michel Therrien.

Outre les chiffres…

Les chiffres ne disent pas tout, évidemment. Quand ton équipe est à plat, que tu as du mal à marquer trois buts par match et que tu es privé de ton meilleur gardien (qui est aussi ton meilleur joueur), ça ne fait pas de toi un candidat très relevé pour créer une surprise. Alors, ne rêvons pas trop fort. Je tenais à le préciser. Statisticien? Peut-être. Jovialiste? Pas vraiment.

L’échange Gallagher

Dans cette chronique, la semaine dernière, je défendais l’idée que le marché des transactions représente désormais la seule issue mathématique pour Marc Bergevin s’il veut respecter son plan quinquennal. J’utilisais un exemple accrocheur, une transaction de Brendan Gallagher…

D’abord, 1000 regrets pour l’impossibilité de commenter l’article. Un pépin technique a empêché que vous puissiez formuler vos commentaires.

Comme cette chronique a pour but de susciter la réflexion et les échanges, ce serait ridicule d’occulter les commentaires volontairement. Plusieurs me l’ont reproché. Il n’en est rien. Beaucoup m’ont rejoint par courriel (guy.daoust@radio-canada.ca) . D’autres, plus nombreux encore, ont commenté sur ma page Facebook. Merci à tous… ou presque. Il y en a toujours quelques-uns qui n’ont pas de  nom, pas d’identité, pas d’argument ni de savoir-vivre.

(1) Pour les années sans match d’étoiles, j’ai utilisé une date mitoyenne, le 27 janvier, comme référence.