Blogue de Guy Daoust

Le Canadien et la patience

vendredi 22 janvier 2016 à 13 h 12 | | Pour me joindre

Pour me joindre

Le joueur du Canadien Alex Galchenyuk
Alex Galchenyuk

Le Canadien se retrouve dans une position intenable. Pas besoin d’en ajouter ou de vous faire un dessin.

Marc Bergevin a improvisé un point de presse jeudi  pour calmer les esprits. Il a renouvelé sa confiance en son personnel d’entraîneurs, à commencer par Michel Therrien. Pour le reste, ça revient à peu de mots. Il a, en quelque sorte, exhorté les partisans à la patience.

On attend quoi?

Cette patience risque d’être solidement éprouvée par les trois principaux points de cette conférence, des points qui ont été abordés à la suite de questions posées par les médias. Des points qui sont autant de problèmes.

D’abord, le directeur général nous a appris qu’on ne reverrait pas Carey Price avant trois semaines et peut-être un mois.  Rien à redire. Une blessure peut mettre fin à une carrière. Si Price a besoin de deux mois, de trois mois, d’une opération, qu’on les lui donne. On ne va pas risquer d’hypothéquer sa carrière pour sauver la saison d’une équipe surévaluée. Mais son absence laisse un goût amer. C’est désagréable. On nous la sert sans glace en nous demandant d’être patient… Premier problème.

En nocturne

À un collègue qui lui a demandé de revenir sur la conversation qu’il avait eue avec Alex Galchenyuk après la dispute « matrimoniale » de ce dernier, Bergevin a laissé entendre que la page était tournée et que le message était passé. Ah oui?  Le soir même, Galchenyuk se dispute à nouveau avec la petite amie (ex petite amie?) dans un bar. On apprend que P.K. Subban a chevaleresquement mis un terme à l’altercation. On apprend aussi que Nathan Beaulieu était présent.

Nouveau message (mais toujours le même) :  quand ton équipe fait la une parce qu’elle est la pire de la Ligue nationale, reste chez toi, joue au Scrabble, au Monopoly, au Nintendo et attends des jours meilleurs pour retourner prendre un verre dans la nuit… surtout le jour où ton directeur général fait un point de presse qui se veut rassurant.

On touche là un deuxième problème.  Si Galchenyuk n’a pas compris, quand comprendra-t-il? Que lui faut-il pour comprendre? Et de la façon dont il joue actuellement, Nathan Beaulieu aurait lui aussi avantage à se montrer discret.

Les échanges

Marc Bergevin a aussi parlé de la difficulté qu’il rencontre dans sa tentative de conclure un échange susceptible d’aider son équipe. C’est ce qu’il nous dit : « Si on voyait qu’il y en a partout ailleurs et que c’est juste à Montréal, on pourrait dire : « Voyons Marc, ça n’a pas d’allure. » Mais il n’y en a pas! »

Voilà un troisième problème.

En conclusion

En ce vendredi matin, je trouve tout ça assez déprimant. On dit aux partisans de se montrer patients. On leur dit que leur héros, le meilleur gardien du monde, ne pourra aider l’équipe avant longtemps. Les mêmes partisans constatent que malgré les circonstances et les premières pages, de jeunes joueurs continuent de bambocher. Et le directeur général ajoute qu’il ne faut pas se fier aux échanges pour améliorer la situation…

Vous sentez-vous patients? Et surtout, on attend quoi au juste?