Blogue de Dany Dubé

Les Coyotes et le français : précisions

Mardi 27 mars 2012 à 12 h 39 | | Pour me joindre

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Une petite phrase que j’ai prononcée lundi sur les ondes de Radio-Canada a créé une onde de choc que je n’anticipais pas. Je voulais clarifier la situation.

Ce que j’ai entendu de la part d’un jeune joueur des Coyotes n’a pas plus de valeur qu’il y a deux ans quand les joueurs de l’organisation de Phoenix disaient qu’ils allaient déménager à Québec, puis à Winnipeg.

Ce n’est pas parce qu’on entend des choses dans l’entourage de l’équipe que les gens sont nécessairement très informés. Il faut prendre ça avec un grain de sel. Ça ne veut pas dire que c’est ce qui va se produire. Ce qui se passe à la base et ce qui se passe en haut, c’est différent.

À part les propriétaires et les hauts dirigeants de la LNH, personne n’est au courant de ce qui se passe vraiment dans ce dossier. Les enjeux sont multiples. La ville de Glendale ne veut pas que son magnifique amphithéâtre fraîchement construit soit libre et sans locataire. Les propriétaires de la ligue, eux, ne veulent pas financer éternellement ces canards boiteux. Et la ligue elle-même a des engagements avec ses partenaires. À moins que le conseil municipal de Glendale décide que l’aventure est terminée, il n’y a pas de raison pour les Coyotes de déménager à court terme.

Avec la nouvelle convention collective, toutes les concessions auront plus de
valeur. Pourquoi les dirigeants de la LNH autoriseraient-ils un transfert qui permettrait d’engraisser les revenus de façon considérable, alors que ceux-ci ne sont même pas au courant de la façon dont vont se terminer les négociations en vue du renouvellement du contrat de travail? Je n’ai pas la réponse.

À l’aube d’un potentiel lock-out, les propriétaires savent que ça leur coûtera moins cher de ne pas opérer que d’opérer dans la situation actuelle. En d’autres mots, garder la concession une autre année à Phoenix ne peut que bonifier le profit de la vente.

Un joueur qui se fait dire d’apprendre le français, ça ne pèse pas lourd dans la balance quand on regarde la situation dans son ensemble. J’ai voulu mettre les choses en perspective et non créer de faux espoirs ou jouer au plus fin.

Comme tous les Québécois, je souhaite ardemment le retour des Nordiques, mais ce n’est pas une raison pour inventer des histoires. Sortir un élément de son contexte déforme l’information.

J’espère que la situation est clarifiée.