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Raphaël Maheux

Il y a un an et demi, j’avais rédigé cette chronique dans laquelle je racontais avoir vu jouer un défenseur de 14 ans, Raphaël Maheux, qui me semblait promis à un fort bel avenir.

 À l’âge de 14 ans, Maheux portait déjà l’an dernier les couleurs de l’équipe M-19 du programme Ulysse, de l’école l’Odyssée à Terrebonne. Inspiré des programmes de hockey des Prep Schools américains, Ulysse a été créé et développé à l’extérieur des cadres de Hockey Québec. Et pour cette raison, les dirigeants de la fédération québécoise tentent depuis des années de faire disparaître Ulysse, qui est pourtant un programme de hockey de grande qualité.

L’an dernier, donc, après avoir vu jouer Maheux contre des joueurs de 17-18 ans d’un Prep School du Vermont, j’avais écrit : « S’il continue à faire preuve de sérieux et à progresser de cette façon, Maheux sera assurément un choix de premier tour au repêchage de la LHJMQ en 2012. S’il opte pour le hockey junior majeur québécois, bien sûr. Car malgré son jeune âge, plusieurs collèges américains lui font déjà la cour. »

Ces derniers jours, au début de mai, Raphaël Maheux a été le seul joueur canadien de 15 ans à être sélectionné au repêchage de la USHL, la ligue de hockey junior américaine. La USHL accueille les plus beaux espoirs des États-Unis avant qu’ils ne fassent le saut dans la division I de la NCAA, au sein des meilleurs programmes universitaires américains.   

Les Lumberjacks de Muskegon ont attendu jusqu’au quatrième tour pour sélectionner Maheux parce que ce dernier n’a pas encore fait son choix entre la LHJMQ et l’aventure américaine. S’il opte pour la USHL, Maheux est déjà assuré, dit-on, de recevoir une bourse d’études complète de Penn State, dont le nouveau programme de hockey est fort prometteur.

Maheux est depuis peu conseillé par Pat Brisson, qui a un extraordinaire flair pour dénicher plusieurs années à l’avance les meilleurs espoirs en vue du repêchage de la LNH.   

Au cours des dernières semaines, j’ai donc sursauté en consultant la liste de la centrale de recrutement de la LHJMQ, qui plaçait Maheux aussi loin qu’au 27e rang des espoirs en vue du repêchage du 9 juin prochain.

Maheux n’est âgé que de 15 ans. Il fait 1,85 m et pèse 95 kg (6 pi 1 po et 211 lb). Il est calme lorsqu’il est en possession du disque, il possède une vision du jeu hors du commun et il fait bien circuler la rondelle. Bref, il ne lui manque pas grand-chose. Comment se fait-il qu’il soit placé aussi loin qu’au 27e rang?

« À nos yeux, il n’y a absolument aucun doute que Maheux est le meilleur défenseur disponible au repêchage de juin. Il a peut-être de petites lacunes en défensive, mais son bagage de qualités est impressionnant. C’est un choix de premier tour. Il est meilleur que tous les candidats issus du midget AAA », soutient sans hésiter le directeur général d’une équipe de la LHJMQ.   

Maheux a-t-il été moins bien classé par les recruteurs de la centrale de la LHJMQ parce qu’il jouait à l’extérieur des cadres de Hockey Québec? Mystère et boule de gomme. Chose certaine, il est très rare que les opinions divergent à ce point entre les recruteurs de la centrale et ceux des équipes de la LHJMQ à propos des espoirs de premier plan.

Peu importe, retenez ce nom! Le Québec n’est pas reconnu comme étant une grande pépinière de défenseurs. Or, Raphaël Maheux risque fort de faire parler de lui dans les saisons à venir.

Aussi, quelques-uns de ses coéquipiers du programme Ulysse seront vraisemblablement aussi repêchés par des équipes de la LHJMQ dans quelques semaines.

Hockey Québec chique (encore) la guenille

Si je vous parle de Maheux aujourd’hui, c’est en partie parce que Hockey Québec a commencé à faire circuler des lettres de menace à l’intention des joueurs participant, comme lui, à des programmes de hockey scolaire qui ne sont pas membres de la fédération québécoise.

Les succès du programme Ulysse ont donné naissance ces dernières années à la Ligue de hockey préparatoire scolaire (LHPS), qui regroupe maintenant environ 800 élèves d’écoles publiques et privées de partout au Québec. Une vraie belle ligue dans laquelle on retrouve des hommes de hockey passionnés et où les joueurs sont très bien encadrés. On y retrouve des équipes de niveau M-13 (moins de 13 ans), M-15 et M-17.

Dans sa fameuse lettre adressée aux joueurs de la LHPS, Hockey Québec menace de considérer les joueurs issus de cette ligue comme des pestiférés en leur interdisant au cours des prochaines saisons le droit de se présenter dans les camps d’entraînement de la Ligue midget AAA ou de toute autre équipe de la structure intégrée de HQ.

Comme s’il existait deux classes de citoyens au Québec : ceux qui ont vu la lumière de Hockey Québec, et ceux issus des castes inférieures qui pratiquent une sorte de hockey impur, où l’accent est mis sur l’entraînement et la réussite scolaire. Ou comme si la liberté d’association n’existait pas au Québec.

J’ai relevé dans mes chroniques plusieurs comportements et décisions semblables des dirigeants de Hockey Québec ces dernières années. Et chaque fois, je crois rêver. Ces gens vivent de toute évidence sur une autre planète.

Au lieu d’essayer de faire disparaître les ligues comme la LHPS, Hockey Québec devrait déployer tous les efforts pour s’y associer et propager ce modèle. Mais malheureusement, le leadership de la fédération est trop faible pour adopter ce genre d’approche.

C’est fort dommage.

 

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Les tirs bloqués par les défenseurs font une énorme différence lorsqu’on jette un oeil au résultat d’une rencontre. Les gardiens sont de moins en moins sollicités et leur rôle est parfois relégué, par certains, au second plan. Les chiffres sont souvent trompeurs, et lundi soir en est un bon exemple, comme l’explique François Gagnon : « Ce soir, les statistiques ne sont pas très élogieuses à l’endroit de Henrik Lundqvist. Lorsqu’on regarde le nombre de tirs au but, les Devils n’en ont obtenu que 21, dont 26 tirs bloqués devant Lundqvist. Nous serions donc portés à croire qu’il a eu une soirée facile, mais ce n’est pas le cas. En dépit du petit nombre de lancers, reste que Lundqvist a effectué certainement autant, sinon plus d’arrêts difficiles que Martin Brodeur, qui n’a pas été chanceux. »

 

Hunter devait partir

Mardi 15 mai 2012 à 10 h 24 | | Pour me joindre

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Gérard Gagnon commente l’élimination des Capitals de Washington et analyse le premier match de la série finale de l’Association de l’Ouest entre les Kings de Los Angeles et les Coyotes de Phoenix.

« Ovechkin m’a un peu déçu parce qu’on dirait qu’il ne cherchait pas à avoir la rondelle. Mais en même temps, Hunter l’a peu utilisé. »

 

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Quand Frank Williams a engagé Pastor Maldonado comme titulaire en 2011, plusieurs avaient trouvé triste la décision du patron britannique, obligé de faire passer la santé budgétaire de l’équipe devant le talent du jeune pilote allemand Nico Hülkenberg.  

Ce dernier avait obtenu une pole position circonstancielle au Brésil en 2010, sur une piste s’asséchant en fin de séance, et plusieurs pensaient qu’il avait gagné sa place en 2011. Mais Sir Frank a fait ses calculs, et devant payer le vétéran Rubens Barrichello, il lui fallait trouver de l’argent frais.

Il a choisi Pastor Maldonado, soutenu financièrement par son pays grâce à la société pétrolière nationale PDVSA. Maldonado a été étiqueté « pilote payant », même s’il avait remporté le titre 2010 en GP2 avec l’équipe Rapax (6 victoires).

La saison catastrophique de l’équipe Williams en 2011 ne l’a pas aidé. Une 10e place en Belgique a été son meilleur résultat pour un petit point marqué en 19 courses.

Cette saison oblige Frank Wiliams à faire des changements au sein de la direction de l’équipe, de son personnel technique, de se séparer du « vieux » Rubens Barrichello et de le remplacer par son compatriote Bruno Senna, dont le nom de famille s’accompagne d’une grande visibilité.

Plus à l’aise financièrement, Williams peut quitter le motoriste Cosworth pour revenir à Renault. Il espère que ce nouveau chapitre du partenariat Williams-Renault fera revivre la complicité des années 1990 qui avait permis à l’équipe de gagner quatre titres des pilotes et cinq titres des constructeurs.

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La saison 2012 s’annonce bien meilleure, avec la FW34. « Nous avons une nouvelle voiture, un nouveau moteur, un nouveau bureau technique.  Nous avons bien travaillé à l’usine cet hiver et nous sommes prêts pour le combat », lance Frank Williams, optimiste.

Pastor Maldonado se sent à l’aise dans la voiture. À Melbourne, il se qualifie en 8e place. Et dans le dernier tour de la course, il est 6e quand il sort de piste violemment, au moment où il se bat contre Fernando Alonso. Il est classé au 8e rang de l’épreuve. Les observateurs retrouvent le combattant de ses années de GP2.

En Chine, à nouveau, Williams montre ses ambitions, avec en course, la 7e place de Bruno Senna et la 8e de Maldonado.

En Espagne, le Vénézuélien est sorti de sa combinaison de « pilote payant » avec sa vitesse en qualifications et sa résistance en course. Il a retrouvé  Fernando Alonso et il a gagné cette fois son duel contre le double champion du  monde. Et la façon don Alonso l’a félicité à l’arrivée en dit long sur le respect qu’il a acquis au terme d’un week-end remarquable.    

Bon pour le moral… et pour le curriculum vitae.    

Pastor Maldonado a maintenant une combinaison toute neuve, toute propre de pilote gagnant avec une maturité qu’il a montrée en piste et dans ses commentaires d’après course. Il a l’intention d’en faire bon usage à Monaco, puisqu’il a déjà gagné trois fois l’épreuve GP2 dans la Principauté.

À très bientôt.

N’importe qui sauf les Rangers!

Dimanche 13 mai 2012 à 13 h 20 | | Pour me joindre

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La dernière fois que j’ai rédigé une chronique à propos des Devils du New Jersey, c’était pour dire que cette équipe n’allait nulle part. Mais bon, ne dit-on pas qu’il n’y a que les fous qui ne changent pas d’idée?

Le 3 février dernier, jour du deuxième anniversaire de l’acquisition d’Ilya Kovalchuk, les Devils présentaient un dossier de 78 victoires et 80 défaites avec l’élégant attaquant russe dans leur formation. Leur fiche au classement de la saison 2011-2012 était positive, mais on ne percevait pas d’étincelle en les regardant jouer. Ni en attaque ni en défense. Les Devils semblaient avoir perdu leur âme.

Depuis ce temps, toutefois, les Diables sont absolument dominants. En incluant les séries éliminatoires, les hommes de Peter DeBoer ont compilé depuis le 3 février un dossier de 26-16. En transposant leur rythme de croisière sur une saison de 82 matchs, on arrive à un total de 52 victoires, un exploit qu’aucune équipe n’a été en mesure de réaliser cette année. En fait, seulement sept équipes sont parvenues à atteindre un tel niveau d’excellence au cours des six dernières saisons.

Oui, les Devils du New Jersey sont bons à ce point. Pour cette raison, je les favorise pour renverser les Rangers de New York et pour se rendre jusqu’en finale de la Coupe Stanley. De toute manière, c’est la meilleure chose qui pourrait arriver au hockey.

De toute ma vie, je ne me souviens pas d’avoir vu une équipe pratiquer un style de jeu aussi abject que celui des Rangers de New York. Beaucoup de gens ont décrié le style défensif de Jacques Lemaire et le système de la trappe au cours des dernières décennies. Or, le style robotique et dénué de créativité dans lequel John Tortorella enferme ses joueurs est 10 fois pire.

Les statistiques tendent d’ailleurs à le confirmer : à leurs 13 derniers matchs éliminatoires, ni les Rangers ni leurs adversaires ne sont parvenus à inscrire plus de trois filets au cours d’un match. C’est un record (de morosité) de tous les temps.

Le succès des Rangers ne repose pas sur le talent. Il repose sur l’effort. À chaque fois qu’un adversaire se retrouve en position de tirer au filet, Henrik Lundqvist voit apparaître trois ou quatre autres gardiens devant lui, prêts à bloquer les tirs à sa place. En attaque, les hommes de Tortorella essaient simplement de diriger le plus de rondelles possible en direction du filet et de travailler plus fort que l’adversaire pour récupérer les retours. Ou d’être plus chanceux que l’adversaire pour profiter d’une déviation.

Résultat : chaque match des Rangers est une aventure. Peu importe leur adversaire, l’issue du match se joue sur un détail de couverture défensive, une déviation sur un patin ou un simple coup de chance. C’est pour cette raison qu’ils ont eu besoin de sept matchs pour sortir les Sénateurs d’Ottawa et les Capitals de Washington, deux équipes qui avaient récolté 17 points de moins qu’eux au classement pendant la saison.

Les Rangers ont déjà 14 matchs éliminatoires dans le corps. Combien de fois et combien de temps peut-on fouetter un cheval avant qu’il se mette à ralentir? Peut-on se faufiler jusqu’en finale de la Coupe Stanley en lançant une pièce de 25 cents dans les airs à chaque rencontre? En regardant jouer les Rangers depuis un mois, il est difficile de croire qu’ils ne sont pas sur le point de frapper un mur.

Les Devils en cinq.

En plus, ce serait tellement plaisant de voir un gardien de 40 ans se rendre jusqu’à la grande finale et se battre pour remporter le gros trophée!

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Si les associations étudiantes avaient choisi un porte-parole comme Bernie Ecclestone au lieu de miser sur un Gabriel Nadeau-Dubois ou sur un Léo Bureau-Blouin, il n’y aurait probablement eu aucune manifestation au centre-ville de Montréal. Ni ailleurs au Québec.

Avec Ecclestone, il n’y aurait pas eu de bombes fumigènes dans le métro non plus, même s’il est un grand spécialiste des écrans de fumée. Quand il négocie, Bernie n’utilise pas des pétards à 11,95 $ l’unité. Il dépose son fusil sur la table, tout simplement. Et le gouvernement du Québec s’empresse toujours de lui faire plaisir.

Quand je couvrais les activités du cirque de la F1 aux quatre coins du globe il y a quelques années, j’aimais bien traîner devant la caravane de Bernie le dimanche matin. Dans les heures précédant le départ des courses, il y avait toujours une sorte de procession devant la porte de son bureau mobile. Et c’était fort divertissant.

Dans la même journée, on pouvait voir défiler un prince du Moyen-Orient ou un chef de gouvernement désirant obtenir un Grand Prix, un milliardaire russe souhaitant lancer une nouvelle écurie, des magnats de la télévision britannique ou encore des dirigeants d’écurie en quête de solution pour régler un différend commercial ou sportif.

De temps à autre, le tsar de la F1 me faisait signe d’entrer. Et lors de nos entrevues en tête à tête, il posait autant de questions que moi. À l’époque, il tentait par tous les moyens de faire casser la loi canadienne antitabagisme, qui empêchait les écuries comme Ferrari et BAR d’afficher fièrement les couleurs de Marlboro et de Lucky Strike sur leurs monoplaces. Il savait que j’avais couvert la politique fédérale durant quelques années et il m’interrogeait souvent à propos des membres du cabinet. Tel ministre ne serait-il pas ouvert à un compromis? L’opposition était-elle suffisamment forte pour faire reculer le gouvernement? Où se situait l’opinion publique par rapport à cette question?

Après avoir menacé de retirer le Grand Prix du Canada du calendrier à cause des dispositions de cette fameuse loi, Ecclestone était parvenu à faire cracher des dizaines de millions aux deux gouvernements en guise de compensation. Nous étions alors au début des années 2000.

La porte était alors entrouverte. C’était la première fois que Québec et Ottawa acceptaient de verser de l’argent pour avoir le « privilège » de continuer à présenter un Grand Prix qui était pourtant l’un des plus anciens et l’un des plus populaires sur le globe. Que le gouvernement de la Malaisie ou un cheik de Barheïn soient prêts à emplir des enveloppes brunes pour obtenir une course, soit. Mais au Canada? Alors qu’on savait pertinemment que le cirque ne pouvait se passer du marché nord-américain, et que tous les grands prix organisés aux États-Unis tournaient au fiasco?

Depuis des années, Ecclestone rêvait par ailleurs de mettre la main sur le Grand Prix lui-même. Il voulait en devenir le promoteur pour empocher tous les profits de cet événement extrêmement lucratif.

En 2009, il a donc poignardé dans le dos son « ami » Normand Legault, un homme d’affaires québécois extrêmement crédible et réputé, et il a tout simplement retiré le Grand Prix du calendrier.

Après avoir évincé Legault du portrait et l’avoir spolié de son entreprise, Ecclestone est effectivement devenu en 2010 le promoteur du Grand Prix du Canada, à la tête duquel il a placé François Dumontier. Depuis ce temps, Ecclestone empoche donc les millions de profits reliés à la présentation de l’événement.

Et assez extraordinairement, il est en même temps parvenu à dénicher des politiciens assez serviles pour lui verser, en plus, un boni de 15 millions de dollars par année. « Le Grand Prix génère des retombées de plusieurs dizaines de millions. Il est donc normal de partager ces recettes avec Bernie Ecclestone », disent les politiciens comme le ministre québécois des Finances, Raymond Bachand.

Quand son contrat viendra à échéance en 2014, Ecclestone aura empoché 75 millions (dont une grande majorité provient des fonds publics) simplement parce que les politiciens trouvent « normal » de lui donner cet argent. Et cela, en surplus des millions de profits qu’il engrange avec l’organisation du Grand Prix!

C’était donc particulièrement comique cette semaine de lire qu’Ecclestone veut obtenir encore plus d’argent à compter de 2015 et qu’il exige, en plus, que 15 millions supplémentaires soient investis pour rénover les installations de l’île Notre-Dame.

Quand Normand Legault demandait de l’aide pour rehausser la qualité du site, les gouvernements lui répondaient de s’arranger tout seul. Mais quand Bernie lève le petit doigt, le ministre Bachand accourt aussitôt : « M. Ecclestone veut des installations en bon état et c’est normal. Il faut trouver une façon de financer cela », dit-il.

Bref, la paille de Bernie Ecclestone est plongée bien au fond de notre grand milk shake collectif. Et pour lui, de toute évidence, les coffres de l’État sont infiniment profonds.

Les chefs de file du mouvement étudiant peuvent aller se rhabiller. À leur place, Bernie Eccletone aurait depuis longtemps obtenu la gratuité scolaire. Et à titre de boni, Raymond Bachand aurait sans doute accepté, en plus, de verser un salaire à tous ceux qui fréquentent le cégep ou l’université.

Le point sur les séries

Vendredi 11 mai 2012 à 10 h 58 | | Pour me joindre

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L’analyste Denis Potvin offre ses commentaires sur chacune des séries de deuxième tour dans la LNH. Il observe au passage certaines tendances. Avec Alexandre Coupal.

« L’équipe qui est toujours en séries et qui a marqué le plus de buts en saison est celle des Devils du New Jersey. »

 

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Plutôt rare que l’on parle de la Ligue américaine, sauf quand il est question des Bulldogs de Hamilton. Mais comme dans la Ligue nationale, il y a de bonnes histoires à raconter dans cette ligue.

En préparant un dossier sur le repêchage, j’ai été amené à parler à Mark Morris, entraîneur-chef des Monarchs de Manchester, la filiale des Kings de Los Angeles.

J’ai découvert un homme franchement sympathique qui, en plus, s’adonne à être un grand partisan du Canadien, puisqu’il a grandi à Massena, tout près de Cornwall. Même s’il est au service des Kings depuis six ans, il conserve un œil intéressé sur son ancienne équipe favorite.

Sur Erik Cole

Morris était entraîneur-chef à l’Université Clarkson de 1988 à 2002. Il a donc dirigé un jeune Erik Cole à la fin des années 1990.

« Quel athlète phénoménal, dit-il à son sujet. Les gens ne savent pas à quel point il était bon au baseball, au football, à la crosse. C’était un naturel dans tout!

« C’est bon de le voir connaître autant de succès. Il est devenu un des bons marqueurs naturels de la ligue, il est excellent en avantage numérique. C’est impressionnant de le voir patiner le long de la rampe. »

Sur Geoff Molson

Avant d’être à Clarkson, Morris a travaillé pour l’Université St. Lawrence, également dans le nord de l’État de New York. Il y a connu un jeune… Geoff Molson!

« Quand Geoff Molson est venu visiter nos installations, c’est moi qui lui ai fait faire le tour. J’étais depuis toujours un partisan du Canadien, Jean Béliveau était mon idole. Je savais très bien de quelle famille il était question. Quand il est devenu propriétaire du Canadien, ça m’a fait réaliser que j’étais dans ce métier depuis longtemps! »

Sur la séquence de Norfolk

Les Monarchs avaient besoin d’un miracle au dernier week-end de la saison pour se qualifier pour les séries. Ils affrontaient, dans une séquence de trois matchs en trois soirs, le Connecticut, Hershey et Saint-Jean (T.-N.-L.), trois grosses pointures de l’Association de l’Est. Et ils ont remporté leurs trois matchs.

Leur récompense pour cet exploit : un duel au premier tour contre les Admirals de Norfolk, le club-école du Lightning, qui a conclu la saison sur une séquence de 28 victoires de suite. Comment faire croire à ses joueurs qu’ils peuvent remporter trois matchs sur cinq?

« Je voulais leur enlever de la pression, donc je leur ai dit : « On va s’amuser. » Je leur ai dit qu’on a joué notre meilleur hockey contre les meilleurs. Personne ne s’attendait à nous voir là. Et quelqu’un devait bien mettre fin à leur séquence. »

Les Monarchs ont finalement arraché le deuxième match pour arrêter la séquence à 29 victoires.

« C’était un grand moment. J’ai tout de suite ramassé la feuille de pointage, car je me disais que ça pourrait être d’une grande valeur un jour! On a eu un beau voyage en autobus au retour. Je sais que les gars vont se souvenir de ça pendant plusieurs années. »

Les Monarchs ont finalement été éliminés en quatre matchs, mais les joueurs pourront dire qu’ils ont ébranlé un géant.

Potentiel de débandade

Jeudi 10 mai 2012 à 11 h 51 | | Pour me joindre

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Au-delà du résultat et de la déception que cause cette élimination de l’Impact dans le Championnat canadien, Matthias Van Halst tente de comprendre comment le onze montréalais a pu offrir sa pire performance de la saison. Avec Alexandre Coupal.

« Il y avait du potentiel de débandade et le premier but a accéléré les choses. »

 

Victoire méritée

Jeudi 10 mai 2012 à 11 h 47 | | Pour me joindre

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Gérard Gagnon commente l’élimination des Flyers de Philadelphie aux mains des Devils du New Jersey.

« C’est malheureux, mais le hockey c’est un sport collectif et il faut jouer en équipe pour gagner. »