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La pratique, en tant que telle, est à proprement parler une invasion directe de la vie privée. Demander à un postulant à un emploi de divulguer ses identifiants et mots de passe servant à se connecter à des réseaux sociaux ne fait pas que violer le droit à la vie privée, c’est tout simplement interdit par les conventions que nous acceptons lorsque nous nous inscrivons à un réseau social.

Alors pourquoi certaines entreprises en font-elles la demande lors du processus d’embauche? Parce qu’elles le peuvent, tout simplement. C’est certain que si vous refusez de donner accès à vos comptes, cette raison ne sera pas évoquée si on ne vous engage pas, mais bon, comme plusieurs formes de discrimination, ça se passe de façon plus subtile. Et de toute façon, si vous n’avez rien à cacher…

C’est pourquoi je trouve intéressant que certains États américains se penchent sérieusement sur la question. Le Maryland, par exemple, vient d’interdire aux employeurs de faire ce genre de demande. Tout comme les États de l’Illinois, de la Californie, du Minnesota, du Michigan et du Massachusetts. Le New Jersey y songe aussi. Il était temps.

Il y a des limites, non?

Les rumeurs se font de plus en plus insistantes. Après avoir pris d’assaut le marché du PC, du portable, du baladeur numérique, de la tablette et du téléphone, il ne restait qu’un marché où il y avait encore de la place pour Apple : celui des téléviseurs. Oui, Apple TV, un gadget qui se branche au téléviseur et qui permet d’avoir accès à du contenu, existe déjà. Mais pourquoi ne pas fournir aussi l’appareil qui servira à consulter ce même contenu?

Et là, avec Foxconn, qui assemble déjà plusieurs produits Apple en Chine, qui vient de prendre une participation de 10 % dans l’entreprise Sharp et qui fabrique, entre autres, des téléviseurs, la concrétisation de ce projet semble plus près que jamais.

Qu’est-ce que ça veut dire? Cela signifie que la guerre de l’électronique va se jouer sur un nouveau terrain : celui du divertissement total. Il est possible d’envisager que, d’ici quelques années, le consommateur soit obligé de choisir une plateforme et de s’y tenir afin d’assouvir ses besoins en matière de consommation de contenu. On peut entrevoir, par exemple, d’un côté une télé intelligente Google, fonctionnant sur Android, qui permettrait de télécharger du contenu à même les serveurs de Google et que l’on pourrait transférer sur une tablette ou un téléphone utilisant la même plateforme. De l’autre côté, il y aura Apple, qui offrira les mêmes appareils et les mêmes services.

Ce n’est pas pour rien que le positionnement des géants de l’industrie se fait en ce sens depuis quelques années : des solutions complètes, du contenant au contenu.

Google et le droit à l’oubli

Mercredi 21 mars 2012 à 16 h 34 | | Pour me joindre

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Voilà un enjeu auquel on ne songeait même pas il y a de cela quelques années : le droit d’effacer son passé numérique. Les Français y sont favorables, au point où une décision du tribunal de grande instance de Paris vient de rendre une décision importante en ce sens.

Le cas qui nous préoccupe ici est celui d’une femme qui a eu une carrière d’actrice dans des films pornographiques, il y a de cela quelques années, et qui a décidé de réorienter sa carrière pour la diriger vers le secrétariat en droit juridique. Le problème résidait dans le fait que si vous entriez le nom de cette femme dans le moteur de recherche Google, les résultats pointaient vers ces films. Elle a donc demandé à Google de retirer les liens préjudiciables, arguant que lorsqu’elle avait tourné ces films, elle n’avait pas consenti à ce qu’ils soient numérisés et placés sur Internet. Elle avance aussi que ces mêmes liens violent sa vie privée ainsi que son droit à l’oubli.

Et Google a été condamnée par le tribunal à effacer les liens litigieux, sous peine d’une amende s’élevant à 1000 € par jour, en plus de verser 2000 € en dommages.

Voilà une décision intéressante, alors que la Commission européenne vient aussi de présenter un projet de loi en ce sens, afin de permettre aux citoyens européens de gérer leur droit à l’oubli.

Et vous, aimeriez-vous avoir le droit à l’oubli?

Pouvoir voter à partir de la maison, en quelques minutes, en passant par un site web : voilà à quoi pourrait ressembler cet exercice démocratique dans quelques années. Sans oublier que ce serait une bonne façon d’augmenter le taux de participation. Malheureusement, ce n’est peut-être pas pour demain.

On jongle avec cette idée, depuis quelques années déjà, aux États-Unis. À telle enseigne qu’on en est rendu à l’étape du projet pilote et qu’on a demandé à des équipes de chercheurs universitaires d’essayer de trouver des failles dans le système de vote par Internet. Et vous savez combien de temps cela a pris à l’équipe de l’Université du Michigan avant de compromettre l’opération? Pas deux mois, ni deux semaines. Deux jours.

Deux jours au cours desquels les chercheurs ont réussi à prendre le contrôle total du serveur et à changer tous les votes qui avaient été reçus. C’est très inquiétant.

Assez pour conclure, du côté des experts, qu’il faudra faire des avancées très importantes en matière de sécurité informatique avant de mettre en place de tels systèmes de vote.

Remarquez que cela n’empêchera pas les Français du Québec d’aller de l’avant avec le vote en ligne, puisqu’il leur sera possible d’élire ainsi leur député aux prochaines élections législatives, en juin prochain.

En tout cas, moi, je n’aurais pas confiance. Et vous?

On attendait l’iPad 3, ou le HD, c’est finalement le « nouvel » iPad qui nous a été présenté par Apple, aujourd’hui. Nouveau? Pas tant que ça. Amélioré? Ça, oui.

Après avoir déçu, un tout petit peu, les aficionados de la pomme en présentant récemment une version améliorée de son populaire iPhone, alors que tout le monde attendait la cinquième génération, Apple a refait le même coup aujourd’hui en dévoilant la troisième mouture de sa célèbre tablette. De prime abord, elle n’a rien de bien révolutionnaire si ce n’est qu’elle s’adapte aux réalités technologiques d’aujourd’hui, ce qui est important, quand on sait qu’hier, en techno, équivaut à une éternité.

Un processeur beaucoup plus rapide, un écran à très haute résolution (2048 x 1536 pixels), un appareil photo du même calibre que celui que l’on retrouve sur l’iPhone 4S et, surtout, une connexion 4G, sont les principaux arguments de vente de ce nouvel iPad, puisque c’est comme ça qu’il faut l’appeler.

Et les prix? Ils vont de 519 $ pour le modèle le plus modeste, comprenant un disque dur de 16 Go Wi-Fi, à 849 $ pour la machine de course comprenant un disque dur 64 Go, avec connexion 4G et Wi-Fi. On parle ici, quand même, du prix d’un ordinateur portable relativement performant.

Est-ce assez pour me faire quitter mon iPad 2? Non. Mais cela n’empêchera pas les files d’attente d’être très longues le matin du 16 mars, lorsque la tablette sera mise en vente. Ce qui fera vraisemblablement sourire les actionnaires d’Apple.

On le sent, c’est plus que jamais sur le point de se produire : une voiture électrique vendue à un prix raisonnable, lire en bas de 30 000 $, assez autonome pour permettre un vrai voyage, disons près de 500 kilomètres, avant d’être rechargée.

Y sommes-nous enfin? Peut-être, si on se fie à ce qu’avance l’entreprise américaine Envia Systems, qui vient de lancer le prototype d’une pile dont la densité est assez forte (400 watts par heure, par kilogramme), pour faire rouler une voiture 300 miles (485 km). Le tout à un coût assez bas pour devenir une solution de rechange intéressante au pétrole : 125 $ par kWh. Pour vous donner une idée de grandeur, par exemple, la Leaf de Nissan utilise une pile qui coûte 375 $ par kWh et, pour la Volt de Chevrolet, on parle d’entre 500 et 600 $ par kWh.

Et comme l’entreprise est financée, en partie, par GM et que la pile est encore à l’étape du prototype, on peut s’attendre à la voir équiper les Chevrolet Volt d’ici deux à trois ans. Reste à voir, maintenant, si le marché suivra.

Voici quelques données recueillies par la firme Nielsen, aux États-Unis, qui portent sur l’utilisation du téléphone intelligent comme compagnon de magasinage et qui s’avèrent assez surprenantes.

En effet, je serais porté à croire que la majorité des utilisateurs de ce type de téléphone, avec un accès constant à Internet grâce aux différents réseaux, utilisent des applications de comparaison de prix, ou lisent des commentaires à propos de l’objet convoité, alors qu’ils déambulent dans les centres commerciaux.

Ce n’est pas le cas. En fait, seulement 29 % des propriétaires de ces téléphones le font, ce qui signifie que 71 % d’entre eux se privent d’un outil pratique, facile d’accès, et, surtout et c’est le cas de le dire, à portée de main.

Par contre, je ne suis pas surpris d’apprendre que seulement 13 % des propriétaires de ces téléphones sont enclins à faire confiance à des applications, comme Google Wallet, qui permettront, lorsqu’elles seront lancées, de payer en utilisant son appareil téléphonique directement comme carte de crédit ou de débit. Il y a là un lien de confiance qui reste à bâtir.

Et vous, utilisez-vous votre téléphone pour magasiner?

Elles devraient arriver un jour ou l’autre, ces fameuses lunettes intelligentes qui nous permettent de lire les infos à quelques centimètres de notre nez, de consulter nos courriels en un battement de paupière ou d’échanger des messages en un hochement de tête. Comme pour les voitures volantes et le cinéma holographique, on avait l’impression que cela se produirait dans un futur plus ou moins flou, à un moment donné.

Ce moment pourrait arriver plus vite qu’on le pense. Pas pour les voitures volantes, bien sûr, mais pour les lunettes intelligentes. Celles-ci seraient, selon Google qui travaillerait en secret à un prototype, à quelques mois, un an ou deux maximum, d’arriver sur le marché.

Fonctionnant à l’aide du système d’exploitation Android, les fameuses lunettes du futur seraient aussi munies d’une caméra et fonctionneraient à l’aide de commandes vocales ou de hochements de tête.

Alors, au lieu d’avoir l’air d’un être perdu parlant à sa main, ou tout seul s’il est muni d’un système Bluetooth, l’humain de demain marmonnera et hochera la tête, toujours tristement seul, sur le trottoir.

Mais j’en veux quand même une paire, bon!

C’est devenu un marché important avec, maintenant, plusieurs boutiques desquelles les jeux vidéo usagés constituent la marchandise principale. Les consommateurs aiment ça, les éditeurs de jeux, moins.

En effet, si certains joueurs achètent systématiquement les nouvelles parutions au moment de leur sortie, d’autres préfèrent attendre quelques semaines et payer moins cher la version usagée. Sauf que lorsque l’on achète un jeu vidéo, ou un logiciel, ce n’est pas le support que l’on achète, c’est plutôt une licence nous donnant le droit d’utiliser le programme, selon un contrat d’utilisation (que personne ne lit, de toute façon). Et, en théorie, cette licence n’est pas toujours transférable.

On a réglé une partie de ce problème en lançant des sites web de vente de jeux vidéo, comme Steam, qui permettent d’acheter des jeux téléchargeables à un coût moindre, mais qui ne sont pas transférables comme lorsque l’on achète le même produit sur support physique, comme sur un DVD ou un Blu-ray.

Alors comment les éditeurs s’y prennent-ils pour contrer le marché de l’usagé? Ils ajoutent un code d’activation au jeu, que le joueur doit faire valider en ligne, avant de pouvoir utiliser le programme. Pour l’instant, ce code est généralement relié à du contenu supplémentaire ou à une portion de jouabilité en ligne et ne nuit pas à l’expérience globale du jeu.

Mais rien n’empêcherait un éditeur de rattacher ce code à l’entièreté du jeu, ce qui rendrait sa revente impossible.

Aux États-Unis, il existe la first-sale doctrine, une loi qui permet à l’acquéreur d’un produit protégé par la loi sur les droits d’auteurs de transférer un produit dont il a fait l’acquisition. Est-ce que d’empêcher la revente de jeux vidéo transgresse cette loi? Selon Corryne McSherry, directrice de l’Electronic Frontier Foundation, qui s’intéresse au droit numérique, la réponse est non. Elle argue que les éditeurs de jeux vidéo n’ont pas l’obligation d’aider, ou de faciliter le transfert d’une licence rattachée à un jeu vidéo.

À la lumière de ces explications, on est en droit de se demander si la vente de jeux vidéo, de disques, de livres ou, encore, de DVD ou de Blu-ray usagés n’est pas en voie de disparation…

Pour en savoir plus, je vous suggère de lire cet article, « Is it legal to stop people from selling their used games? », publié sur le site web Ars Technica.

 

Trois Québécois sur cinq n’ont aucun régime de retraite d’employeur. Ils ne pourront compter que sur les régimes publics de retraite et sur leurs épargnes alors que bien peu d’entre eux économisent suffisamment au moyen des REER.  

 Une proportion alarmante de gens risque donc de vieillir avec, comme seul revenu, les rentes versées par le régime de pension public : la Pension de la Sécurité de la vieillesse du Canada et le Régime des rentes du Québec (RRQ), dans le cas du Québec. Sont-elles suffisantes? La retraite rimera-t-elle donc pour un grand nombre avec pauvreté ou, du moins, appauvrissement?

 Dans quel état les régimes publics de retraite sont-ils? Y aura-t-il assez d’argent dans la caisse pour tous les baby-boomers qui arrivent nombreux à l’âge de la retraite et qui vivront plus longtemps que la génération précédente ? Faudra-t-il renflouer les coffres? Les régimes publics de retraite sont-ils en péril?

 Pour nous informer, nous faire réfléchir et en débattre :

Une discussion réunissant des auditeurs; Isabelle Thibault, conseillère budgétaire à l’ACEF du sud-ouest (aussi porte-parole de la campagne Dans la marge jusqu’au cou de la Coalition des associations de consommateurs du Québec); Serge Mongeau, fondateur des éditions Écosociété, père du mouvement de la simplicité volontaire au Québec; et Éric Pineault, professeur de sociologie économique à l’UQAM.

 Des stratégies de planification financière selon l’âge et les catégories de revenus avec la planificatrice Hélène Gagné.

En expert-conseil : toutes vos questions sur les régimes de retraite d’employeurs et votre stratégie de planification financière, que vous pourrez poser au planificateur financier de l’Institut québécois de planification financière Martin Dupras.

 Une émission spéciale à ne pas manquer, mardi, 31 janvier, dès 13 h.